"Nous avons confirmé les travaux pour la liaison Lyon-Turin", a lancé devant la presse le président français, à l'issue d'une rencontre avec Matteo Renzi. Les deux hommes ont signé ce texte en marge du 33e sommet franco-italien, qui s'est tenu à Venise.
 
Ce projet, soutenu par les deux pays, est "enfin une réalité, maintenant les travaux sont lancés", s'est encore félicité François Hollande. Son coût total, estimé à quelque 8,5 milliards d'euros [valeur 2010] – 12 milliards selon Hubert du Mesnil, président de la société d'exploitation Tunnel Euralpin Lyon-Turin (TELT) – sera partagé par l'Union européenne, à hauteur de 40%, et par les deux pays. La clé de répartition de ces 60% restants s'établira à 42,1% pour la France et 57,9%  pour l'Italie.
 
Le même jour, TELT s'est dit prête à lancer les appels d'offres et les travaux définitifs du tunnel de base du Mont-Cenis, dans les Alpes. Cette société franco-italienne, en charge de la réalisation de la section transfrontalière de cette liaison, a jugé que cette  signature allait permettre d'entrer de "manière effective dans la réalisation de l'ouvrage", selon un communiqué.
  
L'accord initial sur la construction de cette ligne ferroviaire à grande vitesse, combinant fret et trafic de voyageurs, remonte à 2001. La LGV doit entrer en service en 2028-29. Le futur tunnel transalpin, aura une longueur de 57 kilomètres.

Florence Guernalec (avec AFP)