"Alain Vidalies regrette que les organisations syndicales aient fait le choix de la grève, toujours pénalisante dans les transports, alors que le dialogue social est engagé sur l’ensemble des revendications portées", explique le communiqué du ministère des Transports.
 
Des usagers oubliés
 
"Cette grève va entraîner de très fortes perturbations, lourdes de conséquences sur le quotidien de millions d’usagers", déplore Alain Vidalies. Sans surprise, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) est sur la même tonalité : "La grève du 9 mars lancée par les syndicats de la SNCF va, une fois de plus, pénaliser les voyageurs. A court terme, elle les prive, en particulier les plus précaires, du service public qui leur est indispensable...", explique le communiqué
 
Un décret-socle, deux avis
 
Le secrétaire d'État aux Transport en profite pour défendre son projet de décret-socle qui est une des raisons de cette grève des cheminots. Pour Alain Vidalies, ce texte "renforcera d’ores et déjà les droits des salariés des entreprises ferroviaires privées, en leur garantissant une réglementation de la durée du travail plus favorable que celle dont ils bénéficient actuellement". Alain Vidalies rappelle que ce cadre social harmonisé, prévu par la réforme ferroviaire, a notamment pour objectif  "de garantir la qualité et l’efficacité du transport ferroviaire".
 
Un avis que ne partage pas du tout la Fnaut qui considère au contraire que le texte, "très favorable à la SNCF et à ses agents", va maintenir "les coûts ferroviaires à un niveau élevé" : "le projet de décret-socle ne permettra pas à de nouveaux opérateurs de réduire les coûts d’exploitation du train. Il limite donc fortement l’utilité d’une ouverture des TER et Intercités à la concurrence", déplore l'association.
 
Le modèle allemand
 
En conclusion, la Fnaut prend l'exemple de l'Allemagne où l'ouverture à la concurrence a permis, selon l'association, "la relance du transport régional : amélioration de l’offre, baisse de la contribution publique, réouverture de 500 km de lignes et de 300 gares, et développement de l’emploi cheminot, public comme privé".
 
Florence Guernalec