Cette ordonnance signée par Ségolène Royal, ministre de l'environnement, est prévue dans la loi Macron. Elle confie, dans le cadre d'une concession de travaux "la conception, le financement, la réalisation ou l'aménagement, l'exploitation ainsi que la maintenance" de cette liaison à une "société détenue majoritairement par SNCF réseaux et Aéroports de Paris."

En octobre 2015, Manuel Valls avait précisé le calendrier de réalisation de cette ligne qui reliera Paris à son principal aéroport en une vingtaine de minutes. La création de cette société est la première pierre d'un projet qui a fait longtemps figure de serpent de mer. Une enquête publique devrait se dérouler au premier semestre 2016.

Reste toutefois à résoudre le problème épineux de son financement. Dans le schéma imaginé par le gouvernement, la société concessionnaire finance seule la construction estimée à 1,64 milliard d'euros et se rémunère grâce aux recettes de trafic. Un montage qui ne tient pas selon le gendarme du rail l'Arafer qui estime que des financements publics seront nécessaires pour sa réalisation. Cette liaison pourrait également bénéficier d'aides européennes via le Plan Juncker et le mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE).

Robert Viennet