"Dès le 21 décembre, j’ai rencontré Guillaume Pepy afin de travailler ensemble à ce protocole", a souligné Christian Estrosi, le nouveau président de la Région PACA. L’accord, signé le 29 janvier 2016, prévoit l’amélioration de la qualité de service avec la création d’un dispositif d’indemnisation des abonnés du TER en cas de retard ou de suppression de train, ainsi que le renforcement de la sûreté et de la lutte anti-fraude avec 100 personnes affectées à ces missions.

Un remboursement gradué
 
Concrètement, en cas de retard ou d'annulation de train, il est prévu qu'une partie de l'abonnement sera remboursé le mois suivant. Pendant la campagne des Régionales, Christian Estrosi avait émis le souhait que le dédommagement puisse atteindre 20% de l'abonnement mensuel au-delà de cinq retards et d'une annulation dans le mois ; 30% au-delà de dix retards et de deux annulations.

Ce n'est pas la SNCF qui remboursera directement les usagers, mais la Région, autorité organisatrice des TER, qui renoncera à une partie des pénalités versées par la compagnie ferroviaire.
Cette mesure sera d'abord testée sur deux lignes (Marseille-Toulon et Les Arcs-Vintimille) à partir du mois de mai et jusqu'à fin août. Elle sera généralisé à l'ensemble des abonnées annuels à la rentrée de septembre 2016 puis aux abonnés mensuels en 2017. 

Une régularité insuffisante

En 2014, la Région Paca avait enregistré 18% de TER en retard de plus de 5 minutes et 8% de trains supprimés. En 2015, suite à la mise en place du troisième plan de redressement Rebond, la situation s'est améliorée avec 84% de trains à l'heure (+2 points) et 3,7% de TER supprimés. Insuffisant pour le nouveau président de Région qui avait fait de l'amélioration de la qualité de service dans les TER une priorité lors de la campagne électorale.
 
En octobre 2015, la région Rhône-Alpes, alors présidée par Jean-Jack Queyranne avait imposé à la SNCF un dispositif similaire de garantie voyageur qui doit être mis en oeuvre à la mi-2016. Les usagers pourront être remboursés jusqu'à 30% du prix de leur abonnement. “Ce sera une première pour le TER, soulignait Jean Jack Queyranne. Si elle avait été appliquée en 2014 aux 85 000 abonnés du TER, il en aurait coûté 1,4 million d'euros à la SNCF", déclarait alors l'élu.

Florence Guernalec