L'instruction judiciaire sur la catastrophe survenue à Brétigny-sur-Orge en juillet 2013 avance doucement mais sûrement. Trois cheminots de la SNCF ont été placés sous le statut de témoin assisté dans le cadre de l'enquête sur ce déraillement a annoncé, le 15 janvier 2016, le parquet d'Evry confirmant une information du Parisien.

"Il ne s'agit pas de mises en examen mais bien d'un statut de témoin assisté. C'est un statut intermédiaire qui leur permet d'avoir accès au dossier", a souligné le procureur d'Evry Eric Lallement. 
Ces trois salariés étaient en charge de la surveillance des voies au moment du déraillement du train, a-t-il précisé.

Selon nos informations, l'un était le dirigeant de proximité voies à Brétigny-sur-Orge au moment du déraillement, le deuxième technicien opérationnel, le troisième technicien d'appui sur le même secteur de Brétigny. Ils ont été entendus les 12, 13 et 14 janvier par les trois juges d'instruction.

Ce déraillement, avait fait sept morts et des dizaines de blessés, à cause d'une éclisse, dont une fissure n'avait pas été détectée lors des tournées de surveillance, et dont trois des quatre boulons s'étaient cassés ou dévissés. 

L'éclisse avait alors pivoté, avant d'être arrachée et de se loger dans cœur de l'aiguillage provoquant le dérailement.
 
Depuis l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet d'Evry, seules deux personnes morales ont été mises en examen, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), toutes deux mises en cause pour homicides et blessures involontaires. 

MF avec AFP