"Il y a environ 100 000 personnes qui ont utilisé ces portiques sur le Thalys. Ça marche bien. Ce qu'on peut dire simplement c'est que lorsqu'il y ades trains très très très chargés, avec 600, 700 personnes, on a du mal à faire passer toutes les personnes en rang d'oignon", a déclaré Guillaume Pepy le 8 janvier sur France Info. Ces portiques ont été mis en service le 20 décembre. "On verra, une fois que l'expérience sera complète, s'il faut prendre la décision d'en mettre ailleurs", a-t-il ajouté.

Pour le patron du groupe public, "il faut combiner trois filets de protection. Le premier c'est la présence humaine, il y a maintenant beaucoup de policiers, de militaires (...) mais aussi beaucoup de cheminots, 3 500. Il y a, en deuxième lieu, des nouvelles technologies". "Et puis la troisième chose c'est la vigilance collective, on n'est pas tous des héros, mais on a tous des yeux et des oreilles, c'est pour ça qu'on a créé le 31 17, c'est un numéro national d'alerte, il y a déjà eu 15 000 appels", a-t-il continué.

Par ailleurs, la proposition de loi sur la sécurité dans les transports, examinée au Parlement, "est fondamentale, parce qu'elle va améliorer pour nous les outils pour la sécurité de nos clients. Par exemple, on va pouvoir avoir des gardes de la SNCF, en civil (...), des gardes armés sur certains trains. Et puis la deuxième chose, c'est qu'elle va permettre, enfin, que nos agents puissent demander à un voyageur dans une gare s'il vous plaît veuillez ouvrir votre sac, alors qu'aujourd'hui ça n'est pas possible", a ajouté Guillaume Pepy.
 
Quant à la radicalisation, à la SNCF, elle "représente depuis un an quelques cas, qu'on compte en gros sur les doigts des deux mains", a souligné le président de la SNCF.
 
Des portes pour lutter contre la fraude

A partir du 11 janvier 2016, quatre différents types de barrières automatiques vont par ailleurs être testées, pendant trois mois, à Paris, gare Montparnasse, et gare Saint-Charles à Marseille. Ces portes d'embarquement "permettent de valider son billet, mais derrière, pour augmenter la sécurité, il y aura un chien renifleur, un garde de sécurité et des personnes qui demanderont si on peut ouvrir ce sac", a précisé Guillaume Pepy.
 
Ainsi, l'accès au train est réservé aux seuls voyageurs munis d'un titre de transport. Les portes d'embarquement sont équipées d'un lecteur sans contact qui reconnaîtra tous les supports de billets TGV – classiques format IATA, imprimés sur papier libre, sur carte ou encore sur smartphone.
 
L'objectif à terme est de déployer ces lecteurs sur les principales destinations TGV d'ici 2017. Les abonnés – professionnel et loisir - auront une file dédiée. Une équipe d'embarquement sera présente pour accueillir, aider et orienter les clients. Depuis 2012, la SNCF mène un certain nombre d'opérations d'accueil pour l'embarquement dans plusieurs gares – Rennes, Marseille, Saint-Charles, Paris Montparnasse et Gare du Nord.
 
La SNCF explique, dans un communiqué, que ce dispositif d'embarquement "a fait ses preuves et a permis une réduction sensible de la fraude fans les trains aux départ de ces gares".

Florence Guernalec (avec AFP)