"Je m'étais engagé à faire de la sécurité des trains et des gares l'une de mes priorités dès le début du mandat", explique Christian Estrosi dans un communiqué. Dont acte, le nouveau président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur a rencontré Guillaume Pepy, président de la SNCF, pour évoquer les questions de qualité de service et de sécurité.

"Avec 1 train sur 5 en retard, 1 train sur 10 annulé, une insécurité qui explose avec des augmentations en 2014 à 2 chiffres et près de 18% de fraude, Provence-Alpes-Côte d’Azur ferme la marche des Régions de France", déplore Christian Estrosi, qui a décidé, en accord avec Guillaume Pepy, de signer "dès janvier prochain" un avenant à la convention liant la Région et la SNCF.

Principale cible, les fraudeurs. Des "portiques de sécurité" et "des tourniquets pour le contrôle de billets" seront installés sur le réseau sans plus de précisions sur l'ampleur du dispositif. Cet avenant permettra, en outre, "la prise de fonction des premiers agents de la police régionale des transports sur le terrain".

Rappelons que la SNCF a prévu, pour lutter contre la fraude, d'expérimenter des portillons pour contrôler l'accès aux quais dans les gares de Marseille Saint-Charles et Paris-Montparnasse.

Lors de cette rencontre, les deux hommes ont abordé également la question de l'indemnisation des passagers pour les retards ou annulations, qui doit être effective "dès le mois suivant" et la question de l'offre de transport, notamment aux heures de pointe.

Dans son programme électoral, Christian Estrosi considère que la prochaine convention avec la SNCF, qui doit entrer en vigueur début 2017, devra être réduite à trois ans au lieu de dix pour tenir compte du fait que "le monopole de la SNCF prendra fin en 2019".

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Robert Viennet