La circulation automobile sera fermée après l'édition 2016 de Paris Plages sur 3,3 kilomètres le long de cette voie sur berges, de l'entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri IV (IVe). Une aire piétonne sera créée - d'une superficie de 4,5 hectares - à la suite de l'arrêt de la circulation automobile, comme cela avait été fait en 2012 rive gauche entre le pont Royal et le pont de l'Alma.
  
La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, avait affirmé il y a quelques semaines que ce nouvel espace de "respiration, de promenade et de détente", d'un coût "maximum de 8 millions d'euros", allait "profondément changer le visage et l'image de notre ville". Elle avait ajouté "assumer complètement l'objectif de dissuasion" de la circulation automobile.

Des études d'impact prévues

L'adjoint aux transports, Christophe Najdovski (EELV), qui portait le projet a lancé mardi qu'il fallait "être heureux, nous en aurons fini avec cette autoroute urbaine qui défigure la plus belle ville du monde".
Il a ajouté que des études d'impact allaient être réalisées comme seraient lancés une nouvelle phase de concertation et des projets de transports en commun.

L'opposition et le Medef contre

Le maire du Ier arrondissement, Jean-François Legaret (LR), a en revanche critiqué "la méthode exécrable" d'adoption du projet, sans concertation véritable, selon lui, et le refus par l'exécutif de considérer une étude alternative proposée par la droite. L'UDI-MoDem, a priori favorable à l'aménagement des berges, a regretté qu'il n'y ait pas plus de concertation et d'études, votant en raison de cela contre le projet.

Pierre Lellouche (LR) a affirmé que la majorité "ignorait l'impact" sur la circulation aux alentours de la zone concernée comme dans les communes avoisinantes, s'inquiétant par ailleurs qu'une voie utile aux secours soit coupée en cas d'attentats. Selon la mairie de Paris, le temps de traversée du secteur avoisinant en voiture, par le report de circulation, ne sera augmenté que de 5 à 7 minutes, ce que contestent les opposants.

Enfin, le Medef-Paris avait dans la journée dénoncé une "décision autoritaire, prise en solitaire", sans qu'"aucune solution alternative crédible" n'ait été prévue.

(AFP)