Actif en France depuis quelques mois, le comparateur de voyages et plateforme de vente de billets d'autocar, de train et d'avion affiche clairement ses ambitions. L'entreprise fondée en 2013 en Allemagne vient, en effet, de lever 45 millions de dollars (41 millions d'euros ).

Outre le montant, le profil des investisseurs renseigne sur l'appétit du moteur de recherche. Go Euro a notamment attiré la puissante banque américaine d'investissement Goldman Sachs à son tour de table  ainsi que le fonds Atomico, crée par le fondateur de Skype. 

Goldman Sachs, Atomico et plusieurs autres investisseurs individuels se joignent à NEA, Lakestar et Battery Ventures pour soutenir la start-up basée à Berlin, en pleine croissance en Europe", annonce le communiqué. Celui-ci ne donne pas de précisions sur la part amenée par chacun.

Go Euro a su séduire la banque américaine. Le représentant de Goldman Sachs, Christopher Dawe estime, sans s'embarrasser de nuances, que le site "a fait progresser l’industrie touristique du 21e siècle en développant ce secteur jusque-là inexploité". 
Le même de poursuivre : "sachant qu’aucune autre plateforme de recherche et réservation de voyages en ligne n’existe, autrement que dans l’industrie aérienne, il est nécessaire d’investir dans la technologie pour développer cette nouvelle plateforme".

Offre élargie en France en 2016

Difficile de ne pas comprendre que les hostilités sont déclarées vis-à-vis des acteurs en place comme Voyagesncf.com, ou des sites plus ciblés comme Kelbus, Comparabus, Checkmybus, Busradar.
La start-up et ses alliés américains veulent devenir pour le voyage en Europe une sorte de Google du transport. Ils ambitionnent de se tailler la part du lion et de capter, à la place des opérateurs, la valeur "sur un marché où plus de 150 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour voyager en Europe", énonce le communiqué. But affiché : "créer une seule source d’information répondant à tous les besoins des voyageurs".

Pour y parvenir, Go Euro va consacrer les fonds levés à "l’investissement dans l’intégration de nouveaux partenaires", au "développement du produit", au recrutement "de nouveaux talents au sein de la société et à l’acquisition de nouveaux clients en Europe et dans le reste du monde".

En France, la start-up annonce précisément la couleur. "Cela va nous permettre d’accélérer notre croissance et notre implantation en France, qui après l’intégration des lignes de bus françaises cet été, se poursuivra vers le lancement de notre produit complet dans l’Hexagone en janvier prochain", indique son PDG et fondateur Naren Shaam.

Marc Fressoz