Le covoiturage figure parmi les nouveaux métiers sur lesquels Transdev entend se positionner pour devenir un opérateur global de mobilité. Il prépare donc une "offre de rupture", via sa filiale Cityway, dont la particularité est de s’inspirer très largement du transport public, et plus précisément du bus. Baptisée Fleetme, elle est développée en partenariat avec la start-up LaRoueVerte, spécialisée depuis huit ans dans le covoiturage courte distance.

"Il s’agit d’une offre de covoiturage à destination des collectivités et opérateurs de transport qui doit permettre de compléter, remplacer ou créer des lignes pour un coût réduit", explique Laurent Briant, directeur général de Cityway. Concrètement, Cityway va d’abord travailler sur le tracé de la ligne, en étudiant le trafic routier entre l’origine et la destination voulue par l’opérateur de transport. "L’idée est d’exploiter au maximum les déplacements naturels des automobilistes afin qu’ils aient un minimum de détours à faire pour se positionner sur la ligne de covoiturage", explique-t-on chez Cityway.

Ensuite, des arrêts sont placés à intervalles réguliers sur cette ligne. Il peut s’agir d’aires de covoiturage, d’arrêts de bus ou même de nouveaux points de rencontre créés pour l’occasion. Enfin, Cityway établit des horaires de fonctionnement de la ligne, toujours en fonction du trafic routier et du potentiel qu’il offre pour attirer des covoitureurs. 

Pour motiver les utilisateurs, Transdev préconise d’aligner le prix du covoiturage sur celui des transports publics et de reverser une partie des sommes perçues au conducteur. Ainsi, si le ticket de bus est à 2 euros, le ticket de covoiturage, payé par le passager, sera également de 2 euros, explique Cityway. Et sur ces quelques euros, environ 20 centimes du kilomètre seront reversés au conducteur. 

Transdev va tester cette formule dans quatre villes pilotes au printemps 2016 : Grenoble, Avignon, Le Havre et Auxerre. La commercialisation de Fleetme est prévue pour 2017. 

Christophe Guillemin