La loi Macron prévoit que l’Arafer remette au Parlement et au gouvernement un rapport annuel sur le transport régulier interurbain par autocar. Pour mener à bien cette mission d’observation du marché, l'autorité de régulation va devoir collecter régulièrement des données auprès des entreprises autocaristes.
 
Ainsi, l’Arafer lance une consultation publique auprès de ces professionnels et de leurs fédérations afin de recueillir leur avis et d’éclairer sa réflexion. Il s'agit notamment de déterminer le mode et le type de données collectées : lignes commercialisées, dessertes, trafic, chiffre d’affaires, emplois, tarifs, etc.
Ces données serviront de base aux travaux de l’Observatoire des marchés de l’Arafer, au titre du suivi de l’ouverture à la concurrence du marché des "autocars Macron".

Les professionnels ont jusqu'au 16 novembre 2015 pour envoyer leurs contributions. A l’issue de cette consultation publique, le collège de l’Arafer rendra une décision sur cette collecte de data.

Peu de candidats sur la moyenne distance

En attendant, l'Arafer qui est également chargée, par la loi Macron, de réguler les déclarations de liaisons par autocar de 100 kilomètres ou moins, ne voit pas les demandes des opérateurs se bousculer.
Après la triple demande de Flixbus en date du 29 octobre 2015, seul le transporteur Frethelle a déposé, le 6 novembre, une demande pour la liaison Aéroport de Beauvais/Tillé (gare routière)-Porte Maillot à Paris (gare routière).

Ce sont toujours les liaisons de plus de 100 kilomètres qui semblent le plus intéresser les opérateurs. Ainsi, isilines a annoncé, le 5 novembre 2015, l'ouverture de neuf nouvelles lignes dont Paris-Le Havre, Biarritz-Toulouse, Paris-Marseille, Lille-Nantes via Caen et Metz-Lyon via Dijon. Enfin, Flixbus poursuit son déploiement avec le lancement de la ligne Tourcoing-Paris.


Florence Guernalec