Lancé par l'ancien maire de Toulouse Pierre Cohen, ce projet que l'on croyait enterré a finalement été relancé. Jean-Michel Lattes, président du SMTC et premier adjoint au maire de Toulouse, en a présenté les grandes lignes lors du comité syndical du 14 octobre 2015. Cité par le quotidien régional La Dépêche, Jean-Michel Lattes a indiqué qu'il n'avait "jamais été opposé à ce projet de téléporté (…) J'ai simplement contesté son coût initial trop élevé par rapport au nombre de personnes transportées".

Cette ligne de 2,6 kilomètres sera le "premier maillon de la Ceinture Sud et du réseau Toulouse Aerospace Express (ndlr : la 3e ligne de métro) dont les objectifs sont d’améliorer la desserte des zones d’emploi de la grande agglomération et de faciliter les déplacements transversaux", explique un communiqué de Tisséo.

Elle permettra de relier l'Oncopole, le CHU Rangueil et l’Université Paul Sabatier, la Garonne et les coteaux de Pech David. Le tout en en à peine dix minutes, là où il faut 45 minutes en transport en commun et 20 minutes en voiture.

Elle sera en contact avec des lignes de bus structurantes (Lineo 5) et la ligne B du métro. Elle pourra être étendue dans un second temps, à l'Est jusqu’à Montaudran (où passera la ligne Toulouse Aerospace Express) ou à l'Ouest jusqu’à la station de métro de Basso Cambo (ligne A).

Le coût des travaux est estimé entre entre 44 et 63 millions d'euros HT, en fonction de la solution technique qui sera finalement retenue. Cette ligne pourrait voir le jour à l'horizon 2020. En attendant, le comité syndical a décidé de lancer une concertation publique qui se déroulera entre le 2 et le 20 novembre 2015.

Un site internet www.mieuxbouger.fr présentera bientôt les grandes lignes de ce projet qui a fait l'objet d’une demande dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir déposé par Toulouse Métropole.

Robert Viennet