Pour la fin du quinquennat, l'Élysée a un nouveau conseiller en charge des Transports. Il s'agit de Nicolas Machtou, conseiller reférendaire à la Cour des comptes et qui était depuis 2014 membre du collège de l'Araf. Sa nomination est effective depuis le 9 octobre 2015, date de la publication d'un arrêté au Journal Officiel.

Nicolas Machtou ne s'occupera pas uniquement du transport puisque sa fonction de conseiller englobe le développement durable, l'énergie, le transport, le logement et la ville. AInsi, la Cop 21 en décembre, le suivi de la mise en place de la loi de transition énérgétique, la fermeture de la centrale nucléaire Fessenheim vont occuper une partie de son temps.

La fonction était vacante à l'Élysée depuis la nomination de Xavier Piechackzyk fin septembre au directoire de Réseau de transport d'électricité (RTE), qui est à l'électricité ce que SNCF Réseau est au ferroviaire. L'ancien et l'actuel titulaire du poste à l'Elysée se connaissent pour avoir travaillé ensemble à Matignon. Nicolas Machtou a, en effet, été conseiller technique chargé de l’énergie et de l’environnement au cabinet de Jean-Marc Ayrault de 2012 à 2014, au moment où Xavier Piechackzyk pilotait l’énergie, l’environnement, les transports, le logement et la politique de la ville. Son tropisme énergie est plus ancien que sa connaissance du transport puiqu'avant son arrivée à Matignon, il a passé cinq ans d'abord à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) puis à RTE.

Rompu à la régulation des secteurs qui s'ouvrent à la concurrence, le nouveau conseiller tranport de François Hollande sera-t-il plus ouvert que son prédécesseur à l'introduction d'expérimentations dans le TER et le TET ?  Difficile d'imaginer que l'Élysée aille sur une ligne plus risquée, alors que la campagne pour la présidentielle de 2017 a déjà commencé.

En attendant,  le collège de l'Araf qui deviendra l'Arafer obligatoirement d'ici le 1er novembre - sa mutation aurait dû être effective au 1er octobre mais les textes d'application sont en souffrance - fonctionne à six membres au lieu de sept. Le remplaçant de Nicolas Machtou, dont le mandat de six ans dure jusqu'en 2020, sera désigné par le gouvernement.

Marc Fressoz