D'un coût prévu de 54 à 60 millions d'euros, ce téléphérique doit relier la ville de Fontaine, au pied du Vercors, à celle de Saint-Martin-le-Vinoux, au pied de la Chartreuse, en survolant la ville de Sassenage et la presqu'île scientifique de Grenoble.

Le tracé comporte 4 à 6 stations sur 3,7 kilomètres et enjambe deux cours d'eau (le Drac et l'Isère), une autoroute (A480) et une voie de chemin de fer (Lyon-Grenoble). Il permet de relier trois lignes de tramway entre elles (A, B, E) en seulement 16 minutes sur la totalité du parcours à une vitesse moyenne de 14 km/h. 

De 5000 à 8 500 voyageurs/jour

Le système est conçu pour transporter 1 500 passagers par heure dans chaque sens avec une fréquence de passage des cabines d'une minute à sa mise en service et toutes les 24 secondes à terme. La fréquentation attendue est de 5 000 voyageurs par jour lors de la mise en service, prévue en 2021, et de 8 500 personnes/jour à l'horizon 2030.

La construction de nouveaux logements et de zones d'activités sur la zone desservie par le téléphérique devrait, en effet, y faire exploser le nombre de déplacements dans les années à venir. Aujourd'hui, on estime à 45 000 le nombre de déplacements quotidiens sur le seul secteur Presqu'ile. "Demain on en attend 120 000", expliquent les responsables de la métropole.

Intégré au réseau urbain

"Métrocâble s’inscrira dans le réseau de transports en commun de l’agglomération avec la même tarification que sur le reste du réseau", a expliqué Yann Mongaburu, vice-président de la métropole en charge des déplacements. "Il doit aussi permettre d’avoir un temps de transport diminué par rapport aux autres transports en commun, ainsi qu’en comparaison de la voiture et du vélo. L’ambition de la Métropole est que l’augmentation des déplacements sur la Presqu’île ne se traduise pas par une augmentation des déplacements automobiles dans le secteur".

Trois réunions publiques seront organisées dans la métropole entre le 14 octobre et le 3 novembre 2015. Une concertation complétée par sept expositions et registres d'expression libre.

Robert Viennet avec AFP