Globalement, le niveau général de la pollution à Paris a été "plutôt bas" dimanche, et les niveaux enregistrés dans la zone centrale fermée à la circulation ont été "sensiblement plus faibles qu'à l'extérieur de cette zone" en raison de la Journée sans voiture.

Un report de trafic ailleurs
 
L'opération a "vraisemblablement eu un effet aussi" sur les zones avoisinant celles fermées à la circulation, selon Airparif. En revanche, elle n'a eu aucun impact sur le boulevard périphérique (entre la Porte Dorée et Saint-Mandé). Selon l'organisme, cela traduit "probablement un report de trafic ou un contournement de Paris par les automobilistes".

Un impact significatif mais local
 
Les mesures effectuées ont montré "un impact significatif, mais très local, sur certains axes, avec une baisse de 20 à 40% des niveaux de dioxyde d'azote en moyenne par rapport à un dimanche similaire", a indiqué Airparif dans un communiqué.
 
Le dioxyde d'azote est "un bon traceur du trafic et de la pollution locale car il est moins sensible aux transferts de pollution que l'ozone ou les particules, qui voyagent facilement", souligne-t-il.
Les niveaux de dioxyde d'azote étaient ainsi plus bas de 20% place de l'Opéra (9e), de 30% sur les Champs-Elysées (8e) et de 40% quai des Célestins (4e) par rapport à un dimanche comparable (en l'occurrence le dimanche 6 septembre).

Des niveaux "particulièrement bas sur certaines voies"...
 
Les niveaux mesurés en temps réel par le vélo d'Airparif ont été "particulièrement bas (très nettement inférieurs à 20 microgrammes par mètre cube) sur certaines voies traditionnellement très empruntées", comme les places de l'Hôtel de Ville (4e) ou du Châtelet (1er), et la rue de Rivoli (1er et 4e), précise Airparif.
 
La Journée sans voiture concernait une zone centrale de la capitale englobant la quasi-totalité des huit premiers arrondissements, de 11H00 à 18H00. Les bois de Boulogne et de Vincennes étaient également interdits à la circulation.

(AFP)