"Un accord a été trouvé pour la ligne 11 et un protocole d'un montant de près de 1,3 milliard d'euros devrait être prochainement signé par l'ensemble des partenaires du projet", indique un communiqué du ministère des Transports. Les partenaires en question sont l'État, la Société du Grand Paris, la RATP, la Région, la Ville de Paris et le département de Seine-Saint-Denis. Les discussions achoppaient jusque-là sur le niveau de participation de la Ville de Paris et de la Seine-Saint-Denis.

Le communiqué ne précise pas les parts de chacun des acteurs mais dans une déclaration transmise à l'AFP, Stéphane Troussel, président socialiste de Seine-Saint-Denis, indique que le département "a mis 64 millions d'euros sur la table pour ce projet". Une participation d'un " niveau historiquement élevé", s'est félicité l'élu. Quant à la Ville de Paris, on ne sait pas si sa contribution se limitera à 11 millions d'euros comme l'a toujours indiqué la mairie ou à 100 millions comme attendu.

Ce prolongement de 5,4 kilomètres au départ du terminus actuel de la ligne à Mairie des Lilas, ira jusqu'à Rosny-Bois-Perrier (93), au contact de la ligne E du RER et de la future ligne 15 du Grand Paris Express. Dans un second temps, la ligne sera prolongée jusqu'à la gare de Noisy-Champs et sera interconnectée avec le RER A et la ligne 16 du Grand Paris Express. Cette ligne sera en automatisme intégral, ce qui nécessitera des travaux sur les stations existantes.

Si le financement est bouclé pour la ligne 11, "les discussions se poursuivent pour le RER E [NDLR Eole]", précise le communiqué. Dans ce chantier à 1,75 milliard d'euros, les départements concernés (Paris, Hauts-de-Seine, Yvelines) négocient encore leur participation.


Enfin, concernant le dossier du tramway T4 vers Clichy et Montfermeil, symboles des banlieues déshéritées et enclavées de Seine-Saint-Denis, et relancé fin 2014 par François Hollande,  "le projet entre dans sa phase opérationnelle avec le lancement des travaux préparatoires sur la quasi totalité du linéaire", a ajouté le ministère des Transports.


Robert Viennet avec AFP