"Vous avez le pouvoir de lutter contre le changement climatique". Tel est le message de la 9e édition de la Journée du transport public organisée le 19 septembre 2015. Lors de cette manifestation nationale qui a reçu le label Cop21 du ministère de l'Écologie, près de 60 millions de Français seront incités à abandonner leur voiture et à emprunter les transports publics.
 
Au programme, des animations, des abonnements à gagner et des promotions sur les déplacements mis en place par des réseaux urbains et régionaux. Une quinzaine de régions françaises participent à cet événement organisé chaque année, par le GIE Objectif transport public fondé par l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) et le Groupement des autorités responsables de transport (Gart).

En particulier, la place Saint-Sulpice à Paris accueillera une installation qui permettra aux visiteurs de prendre conscience des effets du réchauffement climatique et de la nécessité de changer de comportement dans les déplacements quotidiens.

"Nous sommes sortis du manichéisme militant des transports publics" a expliqué Roland Ries, premier vice-président du Gart lors de la conférence de presse de présentation de la manifestation.  L'heure est au pragmatisme et à la complémentarité entre les différents modes de déplacement. "La solution ne passe pas par une réduction de la mobilité, il s'agit de la rendre plus durable", a déclaré Bernard Soulage, président du GIE Objectif transport public.
 
Un besoin de signaux positifs
 
Le président de l'UTP, Jean-Pierre Farandou a souligné que "le transport public est la solution, pas le problème" au réchauffement climatique. En agglomération, il ne représente que 1% des émissions de CO2 selon le Gart et l'UTP.
 
Celui-ci a rappelé les efforts d'investissement consentis par les autorités organisatrices dans l'achat de véhicules hybrides, électriques ou au gaz. Cependant, Jean-Pierre Farandou a mis en garde les pouvoirs publics contre une "diabolisation" du diesel, référence à la loi sur la transition énergétique qui va contraindre les collectivités à acquérir au moins 50% d'autocars et de bus "à faibles émissions" lors du renouvellement des flottes...
 
"Nous avons la conviction que notre métier contribue à l'amélioration de notre environnement, mais nous recevons des signaux contrasté des pouvoirs publics à l'image de la double augmentation de TVA décidée sur les transports..." a souligné Jean-Pierre Farandou qui ne renonce pas à convaincre le gouvernement de revenir à un taux réduit. "Personne ne conteste la justesse de cette cause. La profession attend maintenant des signaux positifs".

Florence Guernalec