Consommation d'eau, d'énergie, confort des véhicules, respect des horaires de bus, qualité environnementale du bâtiment, gouvernance de l'entreprise, respect du contrat de DSP conclu avec la collectivité locale  etc. "Nous avons passé au crible plus de 150 indicateurs, mené des entretiens semi-dirigés avec les salariés, la direction, interviewé les délégués syndicaux et les voyageurs de façon inopinée", explique Michel Raidot, consultant d'ARCET Notation, l'Agence de notation en développement durable.



Trois mois d'audit

Il a mené l'enquête au centre Veolia Transport de Montesson, dans les Yvelines (145 salariés, 100 bus et cars, 125 0000 voyageurs/jour) avec un équipe d'une dizaine d'experts.
Après trois mois d'audit, l'entreprise a décroché une bonne note, A+ (sur une échelle de A à D). C'est la première, en Ile-de-France, dans le secteur des transports publics, a être certifiée développement durable.
Coût de l'audit, "entre 15 000 et 20 000 euros", estime Michel Raidot.

La STU, exploitant des transports en commun d'Antibes, avait déjà décroché cette certification, du temps où le réseau était géré par le groupe espagnol CFT (Veolia a remporté le marché mi-2010).


Avantage concurrentiel

Qu'est-ce qui se cache derrière cette certification et cette note ? "La politique managériale, la qualité de service aux voyageurs, la conduite, la sécurité, la consommation d'énergie, le reporting à l'autorité organisatrice" énumèreEdiuard lacroix, président du comité scientifique d'Arcet Notation.

Même si l'Ile-de-France n'organise pas encore d'appel d'offres pour les marchés de transport public (c'est une exception à la loi Sapin), Veolia Transport compte bien montrer combien elle est un bon élève en matière de développement durable. Un avantage concurrentiel pour un groupe bientôt fusionné avec Transdev (lire).

N.A