Début mars 2010, la société Pomagalski SA (groupe italien Seeber), plus connue sous le nom Poma, a débuté un vaste chantier pour le remplacement de l'actuel tramway aérien new yorkais, vétuste, entre Manhattan et l'île de Roosevelt Island, au-dessus d'un bras de l'East River.
L'une des télécabines new-yorkaises vient d'être présenté au Salon international de l'aménagement en montagne de Grenoble qui s'est déroulé du 21 au 23 avril.
Une opération hors norme, au cœur de la ville. La mise en service de ce tramway aérien ultra-moderne, qui transportera 1 200 passagers par heure, est prévue en septembre 2010.


Renforcer la légitimité du transport câblé

Ce téléphérique à New York pourrait "renforcer la légitimité du transport par câble" comme mode de transport urbain en France, espère Christian Bouvier, directeur commercial chez Poma dont le siège se trouve en Isère.

 "Le transport par câble n'est pas encore une solution naturelle pour se déplacer en ville car son image est liée à la montagne" malgré la loi Grenelle I qui souligne le rôle complémentaire de ce transport peu consommateur en énergie, rappelle M. Bouvier.


Cinq fois moins de débit qu'en métro

Le débit d'un transport par câble est cinq fois moins élevé que celui d'un métro mais "il est très utile en milieu urbain dès qu'il y a un dénivelé ou un point de franchissement", souligne t-il.

Outre le funiculaire de Montmartre à Paris (exploité par la RATP) et Laon qui a mis en place un transport par câble pour rallier les hauteurs de la ville, l'une des réalisations les plus emblématiques de Poma est le métrocable de Medellin (Colombie). Il a désenclavé les quartiers les plus périphériques et pauvres de la ville et qui peut transporter 45 000 passagers par jour.

Poma est également très présent en Chine, son premier marché étranger, où l'entreprise a installé une filiale en 2008, ainsi qu'en Russie, notamment au nord de Sotchi, sur l'un des sites olympiques.