Dernière ligne droite avant la mise en service commerciale en Italie du Zefiro V300, le "train à très grande vitesse" de Bombardier. Une rame Frecciarossa 1000 - le nom sous lequel Trenitalia l'exploitera - a ainsi effectué, le 25 avril 2015, un voyage inaugural entre Milan et Rome avec à son bord plusieurs officiels dont le président de la République italienne, le ministre de l'Infrastructure et des Transports et celui de la Culture et du Tourisme.

La compagnie ferroviaire nationale dont le fleuron commencera à circuler en juin 2015, en pleine exposition universelle de Milan entre Rome et la capitale lombarde, est assurément très bien entourée. Sa situation contraste avec le sort de son challengeur privé, la compagnie NTV dont la SNCF est actionnaire minoritaire et qui évolue en mode survie après avoir accumulé les pertes. Face à elle, Trenitalia mettra en service, le 14 juin 2015, six trains par jour sur l'axe stratégique Milan-Rome. 

Bombardier et Trenitalia ont obtenu l'homologation des rames que le constructeur présente comme le train "le plus rapide" en service en Europe. Toutefois, s'ils sont aptes sur le papier au 360 km/h, les Zefiro V300 circuleront à une vitesse maximale de 300 km/h en Italie pour des raisons d'infrastructures, c'est-à-dire 20 km/h de moins que le TGV par exemple sur la LGV est.

Au total, Trenitalia a commandé cinquante exemplaires pour 1,4 milliard d'euros. Les rames sont construites en Italie par Bombardier en coopération avec AnsaldoBreda. Ce duo assurera également l'entretien des rames dans le cadre d'un contrat d'une durée de dix ans avec l'entreprise ferroviaire.

Marc Fressoz