Citiz Alsace dévoilera le nom de son service d'autopartage sans réservation, le modèle et des couleurs inédites en mai prochain. Le concept vise à attirer une clientèle qui n'a pas encore essayé l'autopartage, en particulier les jeunes qui n'ont pas l'habitude de planifier à l'avance leurs déplacements et leurs points de chute. Strasbourg sera la première ville française à bénéficier de cette nouvelle offre d’autopartage complémentaire de son service en boucle créé en 2001. Trente véhicules -  un modèle unique de citadines - seront ainsi disponibles en "free-floating".

"Chaque année, nous avons 20% d'abonnés supplémentaires. Avec ce nouveau service, nous espérons doubler leur nombre en deux ans", explique Jean-Baptiste Schmider, directeur général de Citiz Alsace. Cette formule sans réservation fonctionne déjà depuis plusieurs années à l'étranger avec des services comme Car2go, DriveNow, Mobility... Les abonnés Citiz pourront bénéficier de cette nouvelle offre sans surcoût, ni inscription complémentaire.

Un minimum de contraintes

Les véhicules ne seront donc pas garés dans une station et seront accessibles sans réservation. Il suffira uniquement d'utiliser l'appli Citiz pour bloquer la voiture un quart d'heure, le temps d'atteindre son emplacement. La dépose se fera à l’endroit souhaité par l’automobiliste dans un périmètre défini - en gros, entre le Conseil de l'Europe et le sud de Strasbourg à Neudorf. Citiz bénéficie d'une autorisation de stationnement pour ces véhicules contre le paiement d'une redevance. Le retour des voitures sera également flexible, puisqu’il ne comportera pas d’heure de restitution.

Un service tout compris

Les voitures en libre-service seront localisables grâce à l’application mobile. Le client pourra aussi repérer une voiture dans la rue. L’accès au véhicule se fera directement via le badge Citiz ; le Pass Mobilité, l’abonnement multimodal de l’agglomération de Strasbourg, ou l’appli mobile. Le service tout compris (assurance, carburant, entretien…) sera facturé à la minute et au kilomètre. Par exemple, le quart d'heure reviendra à 1,50 euro, plus 0,35 euro le kilomètre. La première heure sera, ainsi, facturée 6 euros, ensuite il en coûtera 2,50 euros environ l'heure supplémentaire, soit autant que son service d'autopartage.

Ce concept est d'ailleurs complémentaire de son service d’autopartage en boucle actuellement proposé (réservation, choix du type de véhicule,…). En Alsace, Citiz regroupe plus de 4000 abonnés partageant 150 voitures en libre-service (dont 120 à Strasbourg) sur 80 stations dans 17 villes alsaciennes, dont 15 en gares où Citiz apparaît comme le vrai relais du dernier kilomètre.

Florence Guernalec