Le 17 mars 2015, Paris va connaître un nouvel épisode de pollution atmosphérique aux particules. La Mairie a annoncé qu’elle mettait à nouveau en place son dispositif anti-pollution. Pour inciter les Franciliens à troquer leur voiture ou deux-roues contre un mode de déplacement non polluant, Vélib’ et Autolib’ sont gratuits. Parallèlement, le stationnement résidentiel est aussi gratuit. La Mairie de Paris prend à sa charge le manque à gagner. Ces mesures sont reconduites tant que pic de pollution perdure (En savoir plus sur les mesures prises par la municipalité).

En pratique, tous les nouveaux abonnés Autolib' 1 jour peuvent bénéficier d’une heure de location offerte, le 17 mars 2015, en indiquant le code promo RESPIRER15 lors de la souscription. L'heure offerte est divisible en plusieurs fois.

Les utilisateurs de Vélib’ peuvent pendant 24 heures prendre un vélo en libre-service. Les 30 premières minutes par trajet sont gratuites au lieu de coûter 1,70 euro, au-delà, la tarification classique s’applique. Il suffit de prendre le ticket 1 jour délivré en station. Les abonnés ne sont pas concernés par cette opération qui vise un public de non habitués.

Puis, la maire de Paris Anne Hidalgo a demandé, le 19 mars, à l'État la mise en place de la circulation alternée pour le lendemain, et au Stif la gratuité des transports, en raison de la persistance en Ile-de-France de l'épisode de pollution aux particules fines PM10, selon un communiqué de la Ville. "J'appelle tous les Franciliens à recourir aux transports collectifs, aux modes doux et transports propres, et au covoiturage", déclare la maire de Paris. Le cas échéant, les véhicules propres, notamment électriques et hybrides, et les véhicules transportant plus de 3 personnes, seront autorisés à circuler, précise-t-elle.

La préfecture de police de Paris n'a pas mis en place la circulation alternée, mais a décidé d'abaisser la  vitesse de 20 km/h sur les routes franciliennes vendredi, et promet, "si la situation devait se dégrader ou se poursuivre", de recourir "à partir de lundi" à d'autres "mesures d'urgence possibles" comme "la circulation alternée".

Les élus EELV à travers Mounir Satouri, président du groupe Écologiste au conseil régional Ile-de-France, annoncent évaluer les possibilités juridiques pour "porter plainte contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui".

Florence Guernalec (avec AFP)