L'Arabie saoudite sourit à l'ingénierie hexagonale. En 2013, Systra et Egis dans un trio formé avec l'Américain Parsons, avaient remporté un beau contrat (plus de 400 millions d'euros) pour superviser une partie de la construction du métro de Riyad. Cette fois, les deux Français associés à 50-50 font seuls leur trou à Médine, la deuxième ville sainte du Royaume après la Mecque, qui accueille des millions de pèlerins.

Si Systra est le leader du groupement, c'est Egis qui en a fait l'annonce dans un communiqué le 13 mars 2015 : "MMDA Medina Metro Development Authority vient de confier à Egis, en groupement avec Systra, les études concernant le futur réseau du métro de Médine, souligne le groupe. Ce contrat concerne trois lignes (verte, bleue, rouge) totalisant 95 kilomètres de linéaire, dont 25 kilomètres en souterrain et plus de 48 kilomètres en viaduc".

Le montant du contrat n'est pas indiqué dans le communiqué mais Egis précise qu'il s'élève à environ 15 millions d'euros (60 millions de riyals).

Le groupement sera chargé de mener les études de faisabilité et les études d’avant-projet, incluant la préparation des appels d’offres pour des contrats de type “Design & Build”. "Pendant 12 mois, l’équipe projet basée à Médine mobilisera toutes les compétences d’Egis (…) : génie civil, architecture, environnement, matériel roulant, signalisation, télécommunication, stratégie d’exploitation...", précise Egis qui, dans la région intervient également au Qatar sur le management de projet du métro de Doha.

La mise en service de ce métro est prévue dès 2020, avec un découpage en deux phases de l’ensemble du projet.

Marc Fressoz