La capitale française devrait devenir le plus gros marché de la société de vélos-taxis HappyMoov (ex-Cycloville), principale acteur hexagonal de ce nouveau secteur. "Après une trentaine de véhicules déployés en 2014, nous allons faire grimper notre flotte à 150 vélos-taxis cette année", explique à MobiliCités son président Vincent Stanislawiak. Et pour appuyer le développement de sa flotte parisienne, HappyMoov va lancer une application mobile qui permettra d'appeler un vélo-taxi à proximité.

Lancé en 2006, HappyMoov est déjà présente dans une vingtaine de villes, dont Lille, Toulouse ou Bordeaux, avec un total de 200 véhicules. Mais Paris offre un plus gros potentiel. "Il y a bien entendu les touristes, mais les deux-tiers des clients parisiens de HappyMoov sont des locaux", poursuit le responsable. "Nous nous positionnons entre le taxi classique et les transports en commun, pour des déplacements de courte distance (1 à 5 kilomètres), à un prix compris entre 5 et 10 euros. Parmi notre clientèle : le cadre qui souhaite rejoindre son bureau à La Défense depuis les Champs-Élysées en seulement un quart d'heure, car nous pouvons emprunter les couloirs de bus et les pistes cyclables".

A Paris en vélo-taxi on dépasse les autos


Reste qu'il existe un flou juridique autour de cette activité. La mairie de Paris souhaite qu'une réglementation l'encadrant sorte rapidement. Ce devrait être le cas en 2015. Une perspective qui ne déplait pas à Vincent Stanislawiak qui souhaite que les vélos-taxis complètent la panoplie des moyens de déplacements offerts aux parisiens.

Ses vélos-taxis à assistance électrique, construits par le fabriquant allemand Veloform, circulent à 20 Km/h en moyenne. Selon HappyMoov, Paris comptait en 2014 environ 400 vélos-taxis, contre 150 en 2013. Des chiffres qui témoignent de l'explosion de ce mode de transport dans la capitale.

Christophe Guillemin avec Robert Viennet