Après six mois d’attente, Starshipper a obtenu le feu vert du ministère des Transports. A partir du 30 janvier 2015, l’offre d'autocar long courrier du réseau Réunir, proposera une liaison Lyon-Bordeaux via Clermont-Ferrand. Cette ligne est soumise à la législation sur le cabotage (1), et sera donc complémentaire de la liaison internationale, Lyon-Turin. Les réservations ont démarré le 13 janvier 2015.

 

Les deux transporteurs, Les Courriers rhodaniens et Aquitaine service transport tourisme (ASTT), assureront un aller-retour par jour avec un départ à 11h45 de Lyon, et à 13h45 de Bordeaux pour un trajet d’une durée de 7h40 contre 6h13 en train. L’autocar s’arrêtera à Clermont-Ferrand.

En revanche, les conseils régionaux de Rhône-Alpes et Auvergne n’ont pas autorisé Starshipper à proposer une ligne Lyon-Clermont-Ferrand. La libéralisation du marché de l’autocar longue distance prévu dans la loi Macron ne devrait rien changer à cette décision, car il existe déjà une liaison directe en TER entre les deux villes.

Une offre découverte à petit prix
 

 

 

La nouvelle ligne démarre avec une offre de lancement à 27 euros pour le trajet Lyon-Bordeaux, et 18 euros pour un Clermont-Ferrand-Bordeaux jusqu’au 30 juin 2015. Starshipper n’a pas arrêté les tarifs au-delà de cette date. Néanmoins, le prix du billet devrait être proche de celui constaté pour le covoiturage (39-45 euros) contre plus de 90 euros en TGV.

 

Les autocars partiront de la gare SNCF de Lyon Part-Dieu jusqu’à la gare SNCF de Bordeaux Saint-Jean via la gare routière de Clermont-Ferrand. Des points d’arrêt en centre-ville qui permettront les connexions avec les transports en commun.

 

Starshipper a créé la liaison quotidienne Lyon-Turin en 2012. En 2014, l’offre d'autocar long courrier, a lancé au départ de la région Rhône-Alpes (Valence et Lyon), Barcelone, Nîmes et Montpellier. D’autres lignes sont en attente d’autorisation d’ouverture. Le réseau d’indépendants Réunir n’a pas attendu la loi Macron pour prendre position sur le marché de l’autocar longue distance.

Florence Guernalec

 

(1) Les clients en cabotage ne doivent pas représenter plus de 50% du nombre de passagers, ni plus de 50% du chiffre d’affaires d’une ligne internationale.