CGT, Unsa, Sud et la CFDT, les membres du CCE ont "voté unanimement contre" le projet de budget le 7 janvier 2015. Le lendemain, le conseil d'administration de la SNCF l'a approuvé.

Dans le nouveau groupe post-réforme ferroviaire, SNCF Mobilités, l'opérateur, et l'établissement de tête, perdront en 2015 environ 1 600 postes et SNCF Réseau, en charge de l'infrastructure, en gagnera 500, soit une balance négative d'environ 1 100 postes en effectifs budgétaires moyens nets (-0,7%) sur 148 985 temps plein budgétés estimés fin 2014, selon l'Unsa et la CFDT. "Cette diminution entre dans le cadre du plan de performance et de compétitivité du groupe SNCF", explique l'entreprise dans un communiqué.

Selon le représentant de l'Unsa, Roger Dillenseger, ce budget prévoit une augmentation du budget alloué à la masse salariale de "+1,9% en 2015, après +2,6% l'an dernier". "Il n'y aura pas d'augmentation générale ni mesure catégorielle (qui concerne l'ensemble d'une catégorie d'agents, voire tout un métier) en 2015, précise le groupe dans ce communiqué. Toutefois, les dispositions statutaires concernant le déroulement de carrière ne seront pas remis en cause."

En 2014, le budget tablait sur 1 400 suppressions de postes à sur l'année (900 en tenant compte des embauches d'emplois d'avenir). Les trois quarts (-1 085) ont été réalisées, selon la dernière estimation.