"C'est la première fois que l'on présente un rapport aussi lourd et positif pour les équipements de transport. Une telle somme, ça n'était jamais arrivé", a déclaré Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional lors de la commission permanente. La région Ile-de-France a ainsi voté, le 20 novembre 2014, 546 millions d'euros d'investissements dans les transports. Avec l'adoption de la loi de finances pour 2015, qui comporte les 140 millions d'euros de ressources nouvelles pour la région promis par l'État, "il fallait donner un signe en réponse et sans attendre", a expliqué à l'AFP, Pierre Serne, vice-président EELV en charge des transports.

Trois conventions de financement, qui attendaient ces assurances financières, ont donc été adoptées. Elles vont bénéficier de 276 millions des 2 milliards d'euros de la contribution exceptionnelle de la Société du Grand Paris (SGP) à l'amélioration du réseau existant.
La première, pour un montant global de 119 millions d'euros, concerne le prolongement du RER E (Eole) à l'ouest, pour désaturer le RER A, ligne la plus chargée d'Europe.
La seconde, pour 92,6 millions d'euros, et dévolue au schéma directeur du RER A pour des opérations d'amélioration de cette ligne qui transporte 1,2 million de passagers chaque jour, avec par exemple l'automatisation d'une partie de la ligne ce qui permettra plus de rames.
La troisième financera pour 64,8 millions d'euros, les études projets du prolongement de la ligne 11 du métro de Mairie de Lilas à Rosny-Bois-Perrier (Seine-Saint-Denis).

L'autre moitié des investissements concernent les lignes de tramways, de trains, de métro et le développement de sites propres pour des lignes de bus.
Parmi les plus grosses opérations figurent la Tangentielle Nord (liaison ferrée entre Sartrouville et Noisy-le-Sec) pour 60 millions d'euros ; le prolongement de la ligne 4 de Montrouge à Bagneux dans les Hauts-de-Seine pour 48 millions.
Et aussi 42,1millions d'euros pour le prolongement de la ligne 14 à Marie de Saint-Ouen, un chantier dont les retards annoncés par la RATP ont vivement inquiétés les élus locaux.
Enfin, le projet symbolique du T4 qui doit désenclaver Clichy-sous-Bois et Montfermeil, communes déshéritées de Seine-Saint-Denis, va bénéficier 28,9 millions pour lancer les travaux. François Hollande, en déplacement à Clichy début septembre, avait annoncé la fin des travaux pour 2018, une manière de mettre la pression sur les décideurs.

Toujours dans les transports, la Région a aussi voté le paiement de 17 millions d'euros à la SNCF pour honorer une convention datant de 2008 sur l'installation d'écrans dans les trains Transilien destinés à promouvoir l'action régionale. "Il faut payer pour ne pas risquer de contentieux", a souligné Pierre Serne, qui était opposé comme sont groupe, à ces écrans.