Alain Vidalies a fait cet annonce dans un entretien vidéo diffusé lors du congrès de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) qui a lieu ce 8 octobre 2014 à Paris. "Ce mode de transport peut être une vraie alternative crédible à la voiture particulière", a expliqué le secrétaire d'Etat, soulignant que "le développement du car est fondamental pour améliorer la performance environnementale dans ce secteur."

Avec cette décision le gouvernement répond à une demande ancienne et récurrente des opérateurs mais aussi des instances européennes, qui avait reçus, en février 2014, un soutien très appuyé de l'Autorité de la concurrence.

Libéralisation au-delà de 200 km


Dans son rapport, l'Autorité préconise l'ouverture à la  concurrence des lignes de plus de 200 kilomètres et l'assouplissement du cadre réglementaire pour favoriser la création de liaisons plus courtes, à condition qu'elles n'entrent pas en concurrence avérée avec des lignes TER conventionnées. Une préoccupation qui est aussi celle d'Alain Vidalies. "La création de telles liaisons ne doit pas avoir pour conséquences de déséquilibrer des services décidés et subventionnés par la collectivité publique", a-t-il souligné.

Michel Seyt, président de la FNTV, a accueilli cette annonce avec satisfaction, mais "reste prudent car beaucoup de promesses nous ont été faites jusque-là." Michel Seyt fait notamment référence au projet de loi porté en 2011 par Thierry Mariani, ministre des Transports sous Sarkozy, qui n'a jamais été présenté en conseil des ministres. Début 2014, les autocaristes avaient plaidé en vain pour que des dispositions libéralisant le transport par car soient intégrées au deuxième volet du projet de loi de décentralisation.

Finalement, c'est la loi "Croissance" qui servira de véhicule à cette libéralisation. Tout un symbole pour des mesures "ambitieuses, à destination des usagers mais aussi des acteurs économiques avec à la clé des créations d'emploi", a conclu Alain Vidalies.

Robert Viennet