Pionnier de l'automobile partagée et présent dans plusieurs centaines de villes, aéroports et universités à travers le monde, le service Zipcar s'implante à Paris. La filiale d'Avis Budget Group démarre avec une flotte de 200 voitures en libre-service sur une soixantaine de sites de stationnement situés dans les arrondissements centraux de Paris et dans le quartier d'affaire de La Défense.

Au-delà de ce lancement, Zipcar espère bien parvenir à déterminer avec la Mairie de Paris, les emplacements de stationnement dédiés à l'autopartage qui lui seront, à l'avenir, accordés prioritairement pour couvrir entièrement la capitale. L'objectif de ce pionnier de l'auto en libre-service est de contribuer à ce que tous les parisiens habitent à 5-10 minutes à pied d'un véhicule en autopartage.

Responsable de l'activité Zipcar à Paris, Etienne Hermite estime ainsi que "sa forte densité de population et son réseau de transports en commun très efficace font de Paris une ville idéale pour le développement de l'autopartage. C'est l'une des raisons du succès d'Autolib".
L'entreprise propose des voitures pour tous les besoins - citadine, familiale, utilitaire... Le service, disponible sur abonnement - 59 euros par an ou 5 euros par mois, inclut le carburant, l'assurance et jusqu'à 80 kilomètres de conduite par jour.
Concrètement, la réservation se fait via l'appli mobile, le site internet ou par téléphone. L'heure d'utilisation d'une citadine Zipcar est proposée à 6 euros contre 5 euros la demi-heure pour Autolib.

Mais, pas question de concurrencer les Bluecar de Bolloré, indique Etienne Hermite, "Nous sommes complémentaires à l'offre d'Autolib et beaucoup d'abonnés à Autolib le seront également à Zipcar". A l'instar de Mobizen par exemple, le service propose, en effet, une solution permettant de couvrir en autopartage des distances et des durées légèrement plus longues, vers des lieux non ou mal desservis par les transport en commun.

Pour réussir son pari, Zipcar a un handicap de taille, celui de proposer une solution en boucle, ce qui impose de ramener son véhicule là où il a été emprunté et de ne pas pouvoir le l'abandonner à son point de destination. Le service Zipcar pourrait, toutefois, obtenir un coup de pouce s'il parvenait à être proposé en option avec la carte Navigo pour les transports en commun de la région parisienne, ce qui n'a pas été encore envisagé avec Autolib.

Jean-Pierre Lagarde