Décidément tout sourit à Keolis en ce moment. Le groupe français qui concourrait pour quatre franchises ferroviaires anglaises a remporté les deux premières : Thameslink en mai dernier et aujourd'hui Dockland Light Rail.

Le métro des docklands (DLR) est un réseau de métro automatique en partie aérien, qui dessert l'Est de Londres et notamment le quartier des Docks situé le long de la Tamise. Long de 38 kilomètres et fort de 45 stations, il a transporté en 2013, 101 millions de voyageurs.

Transport For London a attribué l'exploitation et la maintenance de ce réseau à Keolis associé à l'anglais Amey. Le contrat, d’une durée de 7 ans, avec une extension possible de deux ans, démarrera le 7 décembre 2014. Il générera un chiffre d’affaires cumulé de 883 millions d'euros (700 millions de livres), indique un communiqué du groupe.

Jean-Pierre Farandou président de Keolis, ne cache pas sa fierté d'avoir remporté coup sur coup deux franchises ferroviaires anglaises : "Ces deux gains successifs concernent des modes de transport différents. Ils confortent le positionnement de Keolis sur le mass-transit, enjeu majeur de mobilité des grandes métropoles mondiales."

Ce nouveau gain devrait permettre également à Keolis d'atteindre les ambitieux objectifs de progression de son chiffre d'affaires (7 milliards d'euros en 2017contre 5 en 2013). Autre satisfaction, c'est le premier contrat pour lequel Keolis est partenaire majoritaire.

Et ce n'est peut-être pas fini, Keolis est pré-qualifié pour deux autres franchises ferroviaires anglaises qui devraient être attribuées d'ici la fin de l'année : Crossrail, sorte de RER Londonien pour lequel Keolis est associé avec Go ahead (65% Keolis, 35% Go ahead), et East Coast Main Line, franchise à laquelle Keolis a répondu avec une autre filiale de la SNCF, Eurostar (70% Keolis, 30% Eurostar).

Robert Viennet