Le virage international de Systra s’est confirmé l’an dernier. La filiale d’ingénierie commune à la SNCF et à la RATP a réalisé à l’étranger 52 % de son chiffre d’affaires.

Celui-ci atteignait 443 millions d’euros fin 2013, en hausse de 10% par rapport à 2012 a annoncé le 5 juin 2014 le groupe dirigé par Pierre Verzat. Le résultat net, s’il a progressé de 32% reste à un seul chiffre avec 9,2 millions d’euros dégagés.

"Les résultats sont conformes aux prévisions et en ligne avec le plan stratégique Systra 2018 validé par nos actionnaires, commente Pierre Verzat. Le pari, extrêmement ambitieux, d’augmenter simultanément le revenu et la rentabilité est tenu. SYSTRA est dans le bon rythme“.

Le plan prévoit que le groupe qui a réalisé en 2013 son premier exercice consécutif à l'intégration de Xelis et d'Inexia, double son chiffre d’affaires en 2018.

70% du carnet de commande à l'international

Le cap international va se confirmer très nettement dans les années qui viennent. Car le groupe qui dispose d’un carnet de commande de près de 1 milliard d’euros a engrangé de beaux contrats sur plusieurs continents et en particulier au Moyen Orient et dans la zone Asie Pacifique.

Témoins ceux du métro de Doha au Qatar signé en avril dernier ou du métro de Ryad d’août 2013, ou plus en amont le marché remporté en Corée du Sud pour la conception d’un pont reliant des iles à la côte.

Au total, 70% des études que Systra a en commande ont été signées à l’international. Un dynamisme qui permet de compenser l’atonie d’une partie de l’Europe dont la France. Dans l'Hexagone, où Systra a décroché plusieurs marchés (Grand Paris Express, ligne 11 du métro de Paris, tram Antony-Clamart, prolongement ouest d'Eole ), de grandes inconnues, liées à l’avenir de l'écotaxe, pèsent sur le marché du troisième appel à projet de transport en commun en site propre.

Un "pure player" du transport

Autres points positifs à souligner : d’une part, le carnet de commande qui représente 26 mois d’activités est supérieur à la moyenne du secteur. D’autre part, Systra et ses succès créent de l’emploi. “En 2013, les effectifs avaient déjà progressé de 11%, en cohérence avec la croissance de l‘activité“ signale ce pure player de l'ingénierie des infrastructures de transports.

Il compte aujourd’hui 3 800 collaborateurs, dont plus de la moitié sont basés hors de France. “Depuis le début de l'année 2014, un plan de recrutement en France de 500 collaborateurs est en cours, alors que les entités internationales du groupe accélèrent leur développement“, ajoute encore le groupe

Marc Fressoz