La réforme ferroviaire continue de diviser les syndicats. Arrivés premier et troisième aux dernières élections professionnelles, La CGT-Cheminots et Sud-Rail ont lancé un appel à la grève de 24 heures reconductible à partir du 10 juin, 19h00, pour exiger le retrait du projet de loi.

L’Unsa-ferroviaire, deuxième syndicat, a décidé de ne pas se joindre à la grève, mais a déposé un préavis à partir du mardi 17 juin au cas où les négociations avec les responsables politiques n’aboutiraient pas… En effet, la CGT-Cheminots, Sud-Rail et l’Unsa doivent être reçus, le 12 juin 2014, par le secrétaire d’Etat aux transports, Frédéric Cuvillier.
Des son coté CFDT, le quatrième syndicat aux dernières élections de mars 2014, préfère négocier des aménagements à la réforme plutôt que d’entrer dans un rapport de force.

Des "différence de position et de posture" soulignées par François Nogué, DRH du groupe SNCF. Il a distingué "La CFDT et l’Unsa, qui travaillent aujourd’hui à faire amender la réforme (…) ; La CGT et Sud qui appellent à la grève avant même d’avoir rencontré le ministre". Celui-ci a déclaré "s’interroger sur les motivations de certains syndicats qui, avec des mots d’ordre réducteurs et simplistes, appellent à cette grève précipitée". De plus, il a expliqué que le préavis de grève évoquait "des sujets internes à la vie de l’entreprise, qui n’ont que peu de rapport avec la réforme ferroviaire". François Nogué a, par ailleurs, affirmé avoir garanti à l’Unsa que "le projet de loi pouvait être amélioré, enrichi sur certain nombre de points, pour conforter l’unité sociale du groupe."

Retour avant 1997

La plateforme unitaire CGT-Unsa -Sud-Rail exige les mesures suivantes :
- la réintégration du système ferroviaire dans un seul EPIC ;
- l’arrêt du processus de filialisation/privatisation mené par la direction SNCF avec ses restructurations compulsives ;
- la non remise en cause et l’amélioration de la réglementation du travail SNCF ;
- la reprise de la dette publique du système ferroviaire par l’Etat.

Le 22 mai 2014, la manifestation organisée par la CGT, Unsa et Sud pour réclamer une "autre réforme ferroviaire", n’avait rassemblé que 22 000 cheminots selon les organisateurs, 10 000 selon la police.