"Les transports en commun, mais aussi la voiture sont indemnisés dans le cadre d’un déplacement entre son domicile et son travail. Ce test grandeur nature nous permettra d’évaluer si ce dispositif peut être étendu au vélo", a expliqué Frédéric Cuvillier, secrétaire d’Etat aux Transports. Annoncée le 5 mars dernier dans le cadre du Plan d’actions pour le développement des modes actifs (lire notre article), l’indemnité kilométrique passe en phase de test à partir du 2 juin 2014 pour six mois. Une vingtaine d’entreprises et organismes volontaires participent à l’expérience dans toute la France grâce au concours de l’Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie). Cela représente un potentiel de 10 000 salariés.

Concrètement, l’indemnité est fixée à 25 centimes par kilomètre parcouru. Elle n’est pas cumulable avec le remboursement de l’abonnement transports collectifs sauf dans le cas où il s’agit de trajets complémentaires. La distance moyenne en ville entre le lieu d’habitation et de travail s’élève à 6-7 kilomètres par jour, selon les chiffres fournis par les conseillers technique du ministère. Ainsi, un cycliste parcourt, sur un an, 1400 kilomètres et serait, alors, remboursé de 350 euros, soit un montant sensiblement équivalent au remboursement à hauteur de 50% d’une carte d’abonnement aux transports en commun.

Au cours des six mois d’expérimentation de l’indemnité kilométrique vélo, il s’agira d’évaluer auprès des employeurs et des salariés, les points suivants :
l'évolution de la part de déplacements domicile-travail à vélo ;
les modes de déplacements abandonnés au profit du vélo ;
les facteurs favorables ou défavorables à l'efficacité de la mesure ;
l'organisation matérielle mise en place dans les différentes structures

Les résultats seront rendus public en fin d’année. S’ils sont concluants, la hase de test sera étendue à une plus grande échelle. « Je souhaite que le vélo devienne un mode de déplacement à part entière. Nous impulsons une dynamique incitative et écologique pour ce mode de transport doux » a conclu Frédéric Cuvillier. Aujourd’hui, trois millions de Français utilisent le vélo comme moyen de déplacement quotidien.