La SNCF a réalisé au 1er trimestre 2014 un chiffre d'affaires de 7,9 milliards d'euros, en hausse de 0,8%. Ce résultat est porté notamment par la croissance de l'activité de location d'espaces en gare. Les redevances de concessions progresse de 10%, à 68 millions d'euros, "principalement les activités restauration, parkings et de publicité en gare", précise la compagnie ferroviaire dans un communiqué du 23 avril.

Autre moteur d'activité : l'international avec Keolis, filiale de transport public de la SNCF, qui réalise 35% de son activité à l'étranger. Et Geodis, 45%. Le résultat de la branche transports de marchandises du groupe est stable à - 0,3% (+1,7% à périmètre et change constants). Fret SNCF connaît de son côté une croissance de 2,4%.

La hausse est également importante pour la branche Infra, en charge des travaux sur le réseau pour le compte de RFF, dont le chiffre d'affaires croît de 3,9% à 1,2 milliard d'euros, grâce aux importants travaux de rénovation engagés sur le réseau ferré, et notamment en Ile-de-France.

Malgré tout, la compagnie ferroviaire table sur une année 2014 "toujours sous contrainte", le trafic ferroviaire en France ne reprenant toujours pas son souffle.

SNCF paie le prix des "petits prix"

En effet, la branche Voyages (TGV et iDBUS) est en repli de 2,1% (-1,9% à périmètre et change constants), à 1,3 milliard d'euros. Conséquence de la politique de "petits prix", qui fait diminuer le panier moyen, précise la SNCF ajoutant que "la hausse de TVA vient atténuer les effets de cette politique de générosité tarifaire et conduit à un trafic (TGV) en légère baisse" : - 0,6% en nombre de passagers. Le trafic des TER est également en baisse à -1,8%, celui du Transilien en Ile-de-France n’a diminué lui, que de 0,2 % en voyageurs-kilomètres. A bord des trains Intercités, le nombre de passagers recule de 0,8% au premier trimestre 2014.

Au terme de l'année 2013, la SNCF avait plongé dans le rouge, accusant une perte nette de 180 millions d'euros, due à une dépréciation de 1,4 milliard d'euros de son parc de rames TGV, en raison de la forte baisse de profitabilité de l'activité des trains à grande vitesse.

N.A