A la dernière minute et alors que la reprise du travail se généralisait un peu partout en France le 21 avril, après 14 jours de grève, la direction de la SNCF a renoncé à la table ronde avec les syndicats prévue le 21 avril après-midi.

Cette table ronde collective a été remplacée par quatre réunions séparées avec chacun des syndicats : Unsa, CFDT/Fgaac, CGT et Sud-Rail, les syndicats majoritaires à l'origine de la grève.

A l'ordre du jour, l'emploi, les salaires, la réorganisation et les conditions de travail, l'activité fret, et l'ouverture du rail à la concurrence.

Le conflit - le plus long depuis 2007 et la réforme des régimes spéciaux - portait en effet sur les questions des emplois, de la réorganisation par branches et de l'avenir du fret.
Si son issue, le 20 avril, a validé l'attitude très ferme prônée par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, depuis le début du mouvement, les discussions entre la direction de la SNCF et les syndicats ont débuté dès le lendemain.