"Il faut en priorité avoir des rails, des caténaires et des aiguillages récents, ainsi que des trains neufs". Voilà la principale revendication du "plan Orsec pour les transports parisiens" voulu par une soixantaine d'élus franciliens de droite, dont Jean-François Copé.

"D'ici deux ans, toutes les régions de France auront des trains neufs ou rénovés. Toutes… sauf l'Ile-de-France dont les trains ont en moyenne trente ans", déplorent-ils dans une tribune parue samedi 1er mars 2014 dans le journal Le Figaro.

"L'année 2013 aura été une année noire pour les transports de la région Capitale. Aucune des lignes de RER (A, B, C, D, et même la E) et seules deux lignes de Transilien sur huit ont rempli leurs objectifs de régularité. C'est inédit. Les Franciliens sont au bord de la crise de nerfs", poursuivent-ils dans cette tribune.
Cette communication n'arrive pas par hasard. Elle a été réalisée à l'initiative de Valérie Pécresse, chef de file de l’opposition au conseil régional d’Ile-de-France, quelques jours après la publication du rapport annuel sur la qualité de service du Stif. Un rapport plutôt affligeant pour la ponctualité des transports publics de la région, où toutes les lignes RER affichent plus de retard en 2013 qu'en 2012.

L'occasion pour l'UMP et d'autres élus divers droite de pointer du droit le bilan de Jean-Paul Huchon, président PS de la région et du Stif. "Ce que réclament ceux qui vivent des conditions de transport chaque jour plus précaires, ce n’est pas qu’un jour le président de la région revendique la responsabilité des transports parce qu’il s’agit d’inaugurer des trains neufs et que, le lendemain, il se défausse de toute responsabilité parce que cette fois il s’agit d’assumer une panne", lancent les signataires de cette tribune dans le Figaro.

Français comme étrangers

Ils critiquent aussi les tarifs sociaux dans les transports accordés aux bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle) ou de l’AME (Aide médicale d’État). " Au nom de quel principe républicain peut-on justifier d’accorder une réduction de 75% aux étrangers en situation irrégulière sur notre territoire et à leur famille ?", peut-on lire dans le texte du Figaro. Fin janvier 2014, Valérie Pécresse réclamait déjà la suppression de ces aides accordées depuis 2004 aux Franciliens les plus démunis, Français comme étrangers. Jean-Paul Huchon avait alors qualifié les propos de Valérie Pécresse de "choquants" et soulignait la "course à l'extrême-droitisation de l'UMP régionale".

Christophe Guillemin