A quelques moins de la fin de son mandat, les vœux à la presse de Pierre Mongin ont pris la forme d'un bilan : contrat avec son autorité organisatrice, le Syndicat des transports en Ile-de France : "Les relations avec le Stif sont très bonnes"; emploi : "Depuis que je suis arrivé en 2006, la RATP a recruté 25 000 personnes dont 1 000 emplois aidés et 400 emplois d'avenir": les résultats 2013 du groupe qui doivent être publiés en mars prochain : "Ils ne sont pas mauvais".

Se tournant vers l'avenir, il a annoncé "un très beau contrat tout prochainement au Moyen-Orient", le renforcement de la densité des lignes de métro avec le projet "métro 2030", et un plan bus électriques avec un test grandeur nature sur une ligne parisienne dans les prochains mois (le parc représente 4 500 véhicules). Encore une fois, les détails de cette "transition vers l'électrique qui vise à donner un signal fort à la filière industrielle en France" seront donnés lors de la publication des résultats du groupe.

En attendant, Pierre Mongin a clairement fait acte de candidature à son propre renouvellement : " Je trouve la RATP très attachante (...) Il y a de ma part de l'envie, et en même temps un grand sens des responsabilités par rapport aux enjeux (nouveau contrat de 9 milliards d'euros avec le Stif en 2015, ouverture des transports franciliens à la concurrence à partir de 2024, lignes du Grand Paris, ndlr) qui restent à porter", a-t-il dit.
"La décision appartient au gouvernement, qui fera dans ce domaine absolument ce qu'il veut, c'est la règle du jeu", a ajouté Pierre Mongin, haut fonctionnaire qui dirige la RATP depuis 2006.

Pour rappel, il a été mis en examen en septembre 2013 en tant qu'ancien chef de cabinet d'Édouard Balladur, pour le financement de la campagne électorale du candidat à la présidentielle (l'un des volets de l'affaire Karachi). Le conseil d'administration de la RATP, à l'unanimité, l'avait maintenu dans ses fonctions.

Nathalie Arensonas