"Je souhaite que vous soyez les ambassadeurs de la confiance retrouvée", a lancé Michel Sapin à l'issue d'une rencontre le 20 janvier 2014 au centre de formation de la RATP à Noisiel, avec des jeunes recrutés par la RATP en emplois aidés. Sur les 3 000 recrutements réalisés chaque année par le transporteur public francilien, 1 000 le sont en contrats de professionnalisation, en contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) et en emplois d'avenir.

"Contrairement à ce que j'entends parfois chez les sceptiques, ce ne sont pas des emplois fictifs mais de vrais emplois dotés de vraies formation", a insisté le ministre du Travail et de la formation professionnelle après les témoignages d'une dizaine de jeunes en formation ou déjà intégrés dans les équipes de la RATP.

 

Objectif jeunes

L'occasion aussi de signer le 200e emploi d'avenir recruté par la Régie depuis la signature d'une convention avec l'Etat en avril 2013. L'objectif de 400 emplois d'avenir en deux ans sera atteint.
Le bilan est si positif (seuls deux jeunes sont sortis du dispositif) que Pierre Mongin, président de la RATP, se dit prêt à renouveler l'opération : "Nous avons dans notre ADN une véritable culture de l'insertion des jeunes et de l'égalité des chances", a t-il dit. Selon Paul Peny, DRH de la RATP, "l'objectif est que 85% des emplois d'avenir se transforment en emplois pérennes".

Pour compléter cette politique, l'entreprise a conclu en décembre 2013 avec les six organisations syndicales représentatives un Contrat de Génération de deux ans. Objectif, à la fois recruter des jeunes en CDI - les moins de 26 ans représenteront au minimum 40% des recrutements sous statut - tout en maintenant ou en recrutant des salariés de plus de 50 ans (au moins 1,2% des recrutements statutaires).

Au cours de sa visite, Michel Sapin a pu découvrir le "Campus" de Noisiel, le centre de formation de la Régie situé en Seine-et-Marne et dédié aux programmes de formation transversale. C'est ici que sont formés les jeunes recrutés. Chaque année, la RATP consacre 130 millions d'euros soit 7% de sa masse salariale à la formation, au-delà de l'obligation légale de 1,6%.

Robert Viennet