"Chaque dimanche, six millions de voyageurs passent en gares, soit 300 millions par an. La possibilité pour ces voyageurs français et étrangers de se restaurer, de se détendre, d'effectuer quelques achats, participe à la qualité de l'accueil" dans les transports publics, affirme l'UTP dans un communiqué du 18 décembre.
"Cette ouverture permettrait de générer des recettes supplémentaires pour investir dans les gares, ce qui limiterait les contributions des collectivités locales et des entreprises de transport utilisatrices de ces installations", poursuit la fédération professionnelle qui réunit la SNCF, les entreprises ferroviaires privées, les opérateurs de transport urbain et interurbain.

En septembre 2013, à l'occasion de l'ouverture du restaurant d'Eric Frechon, Le Lazare, dans la gare éponyme, Rachel Picard, directrice de Gares & Connexions, avait estimé à 130 millions d'euros le montant annuel des loyers que touche la branche de la SNCF pour l'ensemble de gares françaises dotées de commerces. Les 10 000 mètres carrés de commerces de Paris-Saint-Lazare rapportent pour certaines enseignes jusqu'à 45 000 euros par an de chiffre d'affaires.

Aujourd'hui, seuls les restaurants et les points de ventes à emporter sont ouverts le dimanche en gare. Demain, si tous les autres commerces y sont autorisés et que d'autres grandes gares françaises deviennent comme celle de Paris-Saint-Lazare des centres commerciaux (elle vient d'accueillir l'enseigne de fast food Burger King qui signe ici son retour en France), les recettes pour Gares & Connexions seront exponentielles, espère la compagnie.

Nathalie Arensonas