"Ce sont des grands chantiers qui nécessitent de la volonté des acteurs économiques et politiques, une adhésion de la population, des discussions, souvent, mais qui permettent de désenclaver des territoires qui méritent d'avoir l'égalité d'accès aux zones économiques et aux services publics", a déclaré le ministre des Transports le 13 décembre, avant de couper un ruban tricolore devant une rame à Vieux-Condé.
A ses côtés, Jean-Louis Borloo, député du Nord et ancien maire de Valenciennes.

La ligne 2 du tramway du Valenciennois sera commercialement mise en service le 24 février 2014 et desservira sept communes : Valenciennes, Anzin, Bruay-sur-l'Escaut, Escautpont, Fresnes-sur-Escaut, Condé-sur-Escaut et Vieux-Condé.

Les travaux ont démarré en 2011 et la ligne 2 a coûté au total 150 millions d'euros (124 millions d'euros pour les travaux et 26 millions pour les rames), a indiqué Francis Decourrière, président du Siturv (Syndicat intercommunal pour les transports urbains de la région de Valenciennes), maître d'ouvrage.

La ligne, longue de 15 kilomètres, dont 13 sur voie unique, compte 21 stations, plusieurs d'entre elles permettant aux rames de se croiser.

La voie unique "existe déjà sur le réseau de Lausanne (en Suisse) mais ce n'est pas aussi long. La différence avec Lausanne, c'est que nous sommes dans un parcours urbain, on traverse la circulation automobile. A Lausanne le site est fermé et protégé de la circulation", a expliqué Hervé Maillard, directeur du Siturv."L'intervalle de passage (pour chaque rame) est de 10 minutes. On peut descendre jusqu'aux sept minutes et demie, en-dessous cela pose des problèmes", ajoute-t-il.
 
"Il y a un coût d'investissement moindre avec 10 millions d'euros du kilomètre, ce qui est le plus faible coût de tramway en France. Une voie double coûte de 18 à 22 millions d'euros du kilomètre", précise M. Maillard.