Des dizaines de milliers de PV dressés chaque année et qui ne sont plus transmis au Centre national de traitement de Rennes, ça enchante sans doute les automobilistes, moins les entreprises de transport public qui paient des agents chargés de verbaliser les véhicules garés sur les voies de bus ou de tramway.
Lesquelles amendes de stationnement pourraient servir à financer, en partie, le développement des transports collectifs.

Pourquoi ce bug de transmission?  Dans les équipes des opérateurs de transport public, il existe des agents assermentés, habilités à verbaliser les véhicules qui entravent la circulation des transports en commun.

Seulement voilà, avec la généralisation du PV électronique, ces agents se font de plus en plus "envoyer sur les roses" dans les antennes de police chargées jusqu'ici de les transmettre au Centre national de traitement de Rennes. Avec leurs carnets souches de PV dressés sous forme papier, ils sont d'un autre âge.

Alertée par ses réseaux adhérents, l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) s’est donc rapprochée de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions, l’Antai, pour trouver une solution. Car contrairement à la force publique, les transporteurs n’ont pas les moyens d’équiper chacun de leur agent de stationement d’un PDA pour saisir électroniquement les infractions.

Un logiciel à télécharger

Solution trouvée et qui fait l'objet d'une convention tripartite UTP-Antai-Gart (Groupement des autorités responsables de transport) : les entreprises de transport public vont pourvoir installer un logiciel fournie par l’Antai pour saisir les PV dressés à l’encontre des automobilistes génant la circulation des bus ou tramways (à Marseille par exemple où la Régie des transports se bat contre les voitures garées sur la voie du tram, cela représente 12 000 PV par an), et les envoyer directement au centre de traitement de Rennes.

Comme les "pervenches" à Paris ou les autres agents de surveillance de la voie publique (ASVP) ailleurs, il leur suffira de laisser un "papillon" sur le parebrise du contrevenant l'informant qu'il été verbalisé et qu'il recevra une amende par voie postale.

Les réseaux de transport adhérents de l’UTP peuvent télécharger le kit d’installation de ce logiciel sur le site de la fédération professionnelle.

Nathalie Arensonas