Acheter son billet en moins d’une minute

L’appli mobile reprend l’interface minimaliste du site de Capitaine Train. Pour se démarquer de voyages-sncf.com, le site a tout misé sur l’ergonomie et la simplicité d’usage : "Chaque élément de l’interface a été pensé pour faciliter le parcours d’achat. Et au final vous pouvez acheter votre billet très rapidement, jusqu’à deux fois plus vite que chez notre concurrent", assure la start-up. Dans la majorité des cas, il faut moins d’une minute pour acheter son billet sur le site ou via l’application mobile de Capitaine Train.

L'internaute peut combiner des lignes SNCF et de la Deutsche Bahn allemande, et ces possibilités de combinaisons devraient bientôt s’étoffer : "Notre ambition est de devenir un acteur européen", affirme Jean-Daniel Guyot. Des discussions sont engagées avec d’autres transporteurs du Vieux Continent, indique-t-il sans plus de détails. Le site est aujourd’hui disponible en français, anglais, allemand et italien. Mais encore 90% des clients sont Français et seulement 10% étrangers.

A l'équilibre en 2014

Capitaine Train est né en 2009 suite à une décision de l’Autorité de la concurrence condamnant la SNCF à ouvrir son catalogue à d’autres acteurs du web. Avant, seules les agences de voyages ayant pignon sur rue pouvaient revendre le catalogue de la SNCF. Mais aucune solution n’avait été mise en place pour la revente en ligne, apanage de voyages-sncf.com.

Suite à cette décision juridique, trois ingénieurs âgés de 27 à 30 ans - Jean-Daniel Guyot, Martin Ottenwaelter et Valentin Surrel - ont fondé l’agence en ligne Capitaine Train. Leur modèle économique est limpide : le site prend une commission de quelques pourcents sur chaque billet vendu.

Après d'assez longues discussions avec la SNCF, se souvient Jean-Daniel Guyot, Capitaine Train a finalement obtenu en juillet 2010 le précieux contrat d’accès aux systèmes de réservation de la compagnie publique française. Après quelques tests, le site est ouvert au grand public en octobre 2012.

La même année, la start up a levé 1,4 million d’euros auprès d’Index Ventures (fonds de Skype et Dropbox entre autres), CM-CIC Capital Privé et divers business angels. Et en juin 2013, la start-up a réalisé une deuxième levée de fonds de 2,5 million d’euros auprès d’Index Ventures et CM-CIC Capital Privé.
"Nous tablons sur un équilibre financier en 2014", indique le dirigeant de la start-up basée à Paris et qui emploie une vingtaine de salariés.

Christophe Guillemin Le suivre sur twitter