Cet "effort" sur les transports, qui comprend la réalisation d'une gare souterraine, pourra "encore s'accroître lorsque l'agglomération se sera dotée d'une métropole et d'une approche globale et organisée des déplacements urbains", a expliqué le Jean-Marc Ayrault, lors d'un déplacement à Marseille

La métropole, dont la création est actée par une loi définitivement votée, doit être effective en 2016 mais une grande majorité des maires des Bouches-du-Rhône (109 sur 119) y sont opposés. "La métropole sera constituée, elle bénéficiera d'une dotation d'intercommunalité nettement supérieure - pour un montant d'environ 50 milions d'euros - à la somme des dotations perçues aujourd'hui par chacune des six intercommunalités existantes", a souligné Jean-Marc-Ayrault.


2,5 milliards pour la gare souterraine Marseille-St Charles


Principal projet de transport mis en avant, la réalisation d'une gare souterraine à Marseille Saint-Charles, soit 2,5 milliards d'euros d'investissement. "Cette gare souterraine permettra de faire voyager 20 millions de passagers par an, soit deux tiers de plusqu'aujourd'hui, dans des conditions optimales de régularité et de confort. Les études vont s'engager en vue d'une déclaration d'utilité publique d'ici à la fin du quinquennat", a expliqué le chef du gouvernement.

Autre projet : le doublement partiel de la ligne ferroviaire Aix-Marseille,"afin d'augmenter l'offre d'un tiers d'ici à 2020, soit 4 TER par heure".

L'Etat "soutiendra" également "la prolongation du métro" afin de désenclaver les quartiers Nord de Marseille. "Il revient aux collectivités locales de se mobiliser pour faire aboutir ce projet", a-t-il cependant souligné. "Mais il est incroyable de constater que nous ne disposons d'aucune étude. C'est pourquoi j'ai décidé que l'Etat participerait aux études sur ce projet", ainsi que que sur un autre "projet essentiel pour la future métropole", le transport automatique entre la gare de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) et l'aéroport de Marignane.

Aux investissements sur les transports "s'ajoute 1,5 milliard d'euros du Plan d'investissements d'avenir, les opérations du prochain programme de rénovation urbaine, et 37 millions du plan d'urgence", a indiqué M. Ayrault.


Et la SNCM ?


Lors de cette visite marseillaise, le premier ministre a soigneusement évité d'évoquer le dossier SNCM, alors que la veille, le pdg de Veolia Antoine Frérot, annonçait qu'il ne reprendrait pas les 66% du capital de la compagnie maritime détenus par Transdev, sa filiale codétenue avec la Caisse des dépôts (CDC).
Ne se sentant "pas solidaires" des engagements de la SNCM qui risque maintenant le dépôt de bilan, Veolia et Transdev espèrent ainsi pouvoir se séparer plus facilement. En effet, selon un accord conclu à l'automne 2012 avec la Caisse, Veolia devait pouvoir céder une partie de ses parts à la CDC qui doit passer à 60% de l'actionnariat (et Veolia à 40%).
Mais cette montée au capital comportait bien une condition : l'engagement par Veolia de sortir les 66 % du capital de la SNCM détenus par Transdev, pour les reprendre en direct.

Nathalie Arensonas (avec AFP)