Le 9 juillet 2013, Jean-Marc Ayrault annonçait dans la foulée du rapport de la commission Mobilité 21, la volonté du gouvernement de renouveler tous les trains d'équilibre du territoire (Intercités, Corail, Téoz, Lunéa) d'ici à 2025.

La première tranche profite à Alstom qui écoule ses rames Regiolis : "Avec cette convention, ce sont 510 millions d'euros, avec une option de 100 millions supplémentaires, qui seront investis dans l'achat de rames neuves afin de remplacer les locomotives diesel et dans la construction de nouveaux centres de maintenance. Ce renouvellement du matériel roulant permettra de réduire de 30% la consommation d'énergie", détaille le ministère des Transports dans un communiqué du 26 septembre. Les premières livraisons sont prévues pour 2015.

Bombardier aurait sans doute bien aimer vendre quelques Régio 2N, ses nouvelles rames à deux niveaux fabriquées dans son usine de Crespin, près de Valenciennes, et dont le premier exemplaire a été présenté le 25 septembre à la SNCF et aux élus régionaux.

L'Agence pour le financement des infrastructures de transport de France (AFITF) dont le budget devrait rester stable (malgré une basise de subventions de 50% en 2014) portera cet investissement pour le compte de l'État. Le conseil d'administration de l'Agence présidée par le sénateur PS Philippe Duron (auteur du rapport Mobilité 21) examinera, à son tour, le 3 octobre, ce projet de convention pour permettre ensuite à la SNCF de confirmer les commandes.

Par ailleurs, le conseil d'administration de la SNCF a prolongé jusqu'au 31 décembre 2014 la convention d'exploitation des trains d'équilibre du territoire qui lie l'entreprise à l'État depuis 2010. Et pour lesquels l'Etat versera une contribution de 335 millions en 2014.

Nathalie Arensonas