"Douai poursuit sa métamorphose pour une meilleure mobilité des citoyens", proclame le dossier de presse de rentrée du Syndicat mixte des transports du Douaisis. Au menu, la montée en puissance de "Binbin", la navette de centre-ville, lancée début juillet 2013, l'achat de nouveaux bus pour ramener l'âge moyen du parc roulant de onze à huit ans et enfin, le déploiement progressif de 500 nouveaux poteaux d'arrêts.

Mais septembre, c'est aussi et surtout, le lancement des travaux d'extension de la ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) , longue de 12 kilomètres, sur laquelle circulent les Philéas, ces bus construits par le Néerlandais VDL et dont le système de guidage immatériel n'a jamais, mais jamais fonctionné.

Saisi par le syndicat mixte, le tribunal administratif doit se prononcer dans les semaines ou les mois à venir. Mais pour ne pas pénaliser un peu plus les habitants de la ville nordiste, l'autorité organisatrice des transports a décidé de lancer les travaux d'extension de cette ligne sur 8,5 kilomètres, entre Guesnain et Aniche (à l'est) et sur 850 mètres à Douai. Une extension qui sera doit s'achever dans 22 mois et sera exploitée avec des bus à haut niveau de service. Le SMTD doit lancer un appel d'offres pour six bus de ce type en 2014.

 

Le casse-tête des portes à gauche

Reste à sceller le sort des Philéas. En attendant la décision du tribunal administratif, les élus vont devoir se prononcer sur différents scénarios élaborés par la Société publique locale (SPL) chargée de l'exploitation des transports depuis début 2013.
S'il suffisait de remplacer le Philéas par des bus, les choses seraient simples. Mais la ligne actuelle présente des caractéristiques très particulières avec quatre stations centrales, ce qui nécessite des véhicules avec des portes des deux côtés comme un tramway. S'ajoute une boucle pour desservir le quartier de la gare dont les cinq arrêts sont également situés sur la gauche.

Pour résoudre ce casse-tête, Bernard Burbau, directeur général de la SPL va proposer aux élus deux scénarios :

  • Le premier, "transitoire", consiste à modifier le mode d'exploitation de la ligne quand elle verra circuler des BHNS. En arrivant à hauteur des stations centrales, les bus se déporteraient vers la gauche pour que les portes soient positionnées face aux quais. "Pour la boucle il suffirait d'inverser le sens de circulation". Bon courage aux conducteurs...
  • Le second scénario, définitif,  consisterait à détruire les stations centrales pour reconstruire des stations latérales. Encore faut-il que la largeur de l'emprise le permette.

Les élus devraient se prononcer d'ici à fin 2013, avant les élections municipales, espère Bernard Burbau

Robert Viennet