Il s’est longtemps battu pour la dépénalisation du stationnement qui donnerait aux maires la possibilité de définir la politique de stationnement de leur ville en adéquation avec leur politique transport. Mais son amendement avait été retiré lors de l'examen du projet de loi par l'Assemblée nationale.
Faute de mieux, le sénateur UMP Louis Nègre (président de TDIE et rapporteur du volet transport du projet de loi Grenelle 2) rapporteur du volet transport du Grenelle, a obtenu la mise en place d’un groupe de travail dans le cadre des débats sur le projet de loi Grenelle 2.

Cette commission, qu’il préside, réunit les représentants des administrations centrales concernées (Direction générale des collectivités locales, Bercy, Meeddat), et des parlementaires, dont Philippe Duron, député-maire de Caen. Prochaine réunion le 28 avril.

Maîtriser la chaîne de mobilité

« Le stationnement des voitures en voirie est au cœur de la problématique de la mobilité urbaine. Parce que l’espace public est rare, et parce que maîtriser le stationnement, c’est maîtriser les flux des automobiles, peser sur les arbitrages entre transports collectifs, modes doux, véhicules particuliers et véhicules individuels à usage collectif est primordial», commente Louis Nègre.
Selon le sénateur maire des Alpes-Maritimes, de nombreux élus locaux souhaitent  être maîtres de la voirie, qu’ils aménagent et entretiennent déjà. Cela passe par la modulation du montant de la pénalité due par l’automobiliste et Louis Nègre envisage une tarification différenciée pour les résidents, les trajets domicile-travail ou les clients des commerces.

PV électronique

« Aucune des solutions de modernisation de l’amende pénale, pas même le PV électronique, ne répond pleinement à ces besoins. La solution est la dépénalisation du stationnement qui, avant d’être une disposition à caractère financier est une mesure d’organisation des flux dans la cité», défend Louis Nègre.

La dépénalisation du stationnement est à l’œuvre dans la quasi-totalité des États européens. En France, le ministère de l’Intérieur y est opposé, arguant qu’il serait techniquement impossible à mettre en œuvre à cause du lancement du PV électronique (lire l’encadré). « Au contraire, elle légitime le recours au PV électronique, une importante modernisation qui rime avec l’amélioration de la qualité de service », rétorque Louis Nègre.

Le PV électronique, c'est pour quand ? 

Testé dans quelques arrondissements de Paris courant 2008, lancé en Seine-et-Marne à l’automne 2009, le PV de stationnement électronique pourrait être utilisé partout en France d'ici à un an, et après un rapport d'expérimentation.
Le PV électronique avec preuve photographique sera envoyé en temps réel via Internet au centre de traitement de Rennes par les contractuelles (fonctionnaires de l’État), les policiers municipaux ou même des agents privés si la ville sous-traite la verbalisation du stationnement. Rennes transmettrait alors les recettes aux collectivités en prélevant la TVA pour l’Etat.