Désendettement, recentrage géographique et réorganisation interne, ce sont les trois axes stratégiques de Jean-Marc Janaillac, aux manettes de Veolia Transdev depuis fin 2012.

Après avoir "rebaptisé" le groupe Transdev au printemps 2013, défini les pays d'où il est urgent de se retirer pour résorber la dette qui frôle les 2 milliards d'euros (1), l'ex patron de RATP Dev lance le projet "Novar", en interne. Il s'agit de supprimer une couche du millefeuille entre les cinq échelons qui séparent le siège corporate à Issy-les-Moulineaux et les réseaux de transport locaux. "Pour rapprocher les centres de décision et d'expertise de l'opérationnel", commente le nouveau secrétaire général du groupe, Jérôme Nanty, ex-DRH de la Caisse des dépôts.

Concrètement, début 2014, les directions régionales passent à la trappe au profit de 16 pôles régionaux : 12 en province, 4 en Ile-de-France. Neuf grands réseaux urbains vont être rattachés à la direction France. Et les deux sièges - corporate et France - vont être rapprochés "pour mutualiser les fonctions", explique le sécrétaire général. L'enjeu, c'est de mettre fin aux dysfonctionnements pour faire des économies de coûts", ajoute-t-il.
Cent-vingt salariés ont quitté le groupe en 2012 dans le cadre du plan de départs volontaires, "il n'y a pas de nouveau plan à ce jour", dit-il, précisant une volonté de "rajeunir et de féminiser les équipes".

Nathalie Arensonas