En dépit du nouveau contrat signé avec la Syndicat des transports parisiens (Stif) en mars 2012 pour les quatre prochaines années, "plus dur que le précédent", et malgré un alourdissement des charges (fuel et frais financiers), la RATP a poursuivi sa croissance et maintenu son niveau de résultat, indique le groupe qui présentait le 2 avril ses résultats 2012.

Le chiffre d’affaires s’établit à périmètre constant, à 5,2 milliards d’euros, en progression de 6,1%. Ce chiffre est néammoins corrigé à 4,9 milliards par la déconsolidation du bureau d’études Systra, filiale d'ingéniérie commune avec la SNCF, et un changement de traitement comptable pour le matériel roulant.

Cette progression est en partie liée aux performances des filiales, dont le chiffre d’affaires atteint 770 millions d’euros, soit 15% du total du groupe, en augmentation de 26%. Parmi elles, RATP Dev (719 millions de chiffre d'affaires) qui réalise 66% de son activité à l’international. La filiale vise le cap du milliard en 2013.

Le résultat net du groupe s’élève pour sa part à 266 millions d’euros, un niveau comparable à 2011 (+ 0,76%). La contribution de RATP Dev aux résultats du groupe est passé de 12 millios en 2011 à 15 millions en 2012.  2012 a également été marquée par des investissements records en Ile-de-France, indique la RATP dans son communiqué : plus d’1,5 milliard ont été investis, en hausse de 4,5%. "La tendance se poursuivra en 2013, avec les débuts du Nouveau Grand Paris", poursuit le groupe.


Moins de voyageurs dans les bus

Si les résultats financiers sont satisfaisants, les chiffres du trafic le sont moins. Ils sont même en baisse globale de 0,5%, soit 3,09 milliards de voyages contre 3,1 en 2011. C'est la première fois depuis 2009 que la fréquentation du réseau francilien recule.
Une conséquence de la crise économique ? Sans doute pas. Car le RER a vu sa fréquentation augmenter de 1,7% et le métro a gagné 1,1%.

En fait, ce sont les bus qui sont en forte baisse (- 2,3%). En guise d'explication, la RATP avance les travaux des lignes de tramway et notamment de celui des Maréchaux.

Hélène Giraud et Robert Viennet