Costas Hatzidakis, ministre du Développement de la Grèce, a annoncé le 1er avril 2013 le transfert des actions de Trainose, détenu à 100% par l'Etat, à l'Agence grecque chargée des privatisations (HRADF). Il a relevé qu'à l'issue d'une longue procédure d'assainissement et de scission de la société publique des chemins de fer OSE, Trainose, qui assure la gestion du réseau ferroviaire, avait réalisé "pour la première fois un bénéfice marginal" en 2012.
 
L'appel d'offres doit être lancé d'ici fin juin, soit dans les délais requis par la dernière feuille de route de rigueur et redressement prescrite au pays surendetté par ses bailleurs de fonds UE et FMI, a souligné le directeur de l'Agence, Ioannis Emiris. "Nous comptons conclure cette très importante privatisation d'ici la fin de l'année, le début de la prochaine,", a-t-il relevé. Le gouvernement compte aussi "faire avancer en parallèle", la privatisation d'une autre ex-filiale d'OSE, la société de maintenance Rosco.


Jonction ferroviaire avec le Pirée
  
Selon le gouvernement grec, Chinois et Français sont notamment intéressés par Trainose, un des fleurons du catalogue des ventes grecques. Dans un pays ayant négligé le rail pendant des années, Trainose vient notamment d'inaugurer une jonction ferroviaire reliant au réseau national et européen le port du Pirée, en plein développement sous l'impulsion du groupe chinois Cosco qui en gère une partie des installations.

La cession au privé de cette société, longtemps plombée par les mécomptes et affaires ayant entaché pendant des années la gestion d'OSE, avait au départ été prévue pour courant 2010, mais retardée comme l'ensemble du programme de privatisations par l'aggravation de la crise vécue par le pays, en sixième année de récession et quatrième de cure d'austérité.

AFP