Frédéric Sanchez, le président de la communauté d'agglomération de Rouen Elbeuf Austreberthe (Crea), l'a annoncé le 28 mars 2013. Une nouvelle ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) devrait voir le jour d'ici à 2017 sur un axe Nord-Sud, pour desservir les quartiers ouest de l'agglomération, jusqu'à présent délaissés par les transports en commun du réseau "Astuce", et notamment par le tramway et le Teor, le réseau de BHNS existant.

Baptisé "Arc Nord-Sud" (ANS), la future ligne de 8,5 kilomètres devrait desservir une zone de 150 000 habitants répartis sur cinq communes : Rouen, Petit-Quevilly, Sotteville-lès-Rouen, Saint-Etienne-du-Rouvray et Grand-Quevilly. Les usagers devraient pouvoir compter sur un bus toutes les six à neuf minutes aux heures de pointe. Et pour assurer une bonne régularité, la circulation devrait se faire majoritairement en site propre ou sur des voies réservées. La Crea espère ainsi attirer jusqu'à 20 000 voyageurs supplémentaires par jour.

En complément de cette nouvelle ligne, quelques aménagements doivent être réalisés sur le parcours de la ligne 7, afin d'améliorer la régularité des bus. Le parking-relais des Rouges-Terres, dans le Nord de l'agglomération, doit être agrandi et devrait passer de 300 à 500 places. Et un autre devrait voir le jour sur le parcours de l'ANS, à proximité de la voie rapide "Sud 3".


65 à 80 millions d'euros

La facture est à la hauteur du projet : entre 65 et 80 millions d'euros de travaux, sans compter 10 à 18 millions d'euros pour l'achat du matériel roulant. Ce qui reste plus économique que la création d'une nouvelle ligne de tramway, envisagée un temps, qui aurait coûté selon la Crea deux à trois fois plus cher.

La première phase de concertation doit démarrer en avril 2013. Mais les esprits pourraient s'échauffer pendant la deuxième phase de concertation, prévue fin 2014. Car il s'agira alors de déterminer exactement la nature des aménagements à réaliser. Et la création d'un site propre sur les grands boulevards de la rive droite de la Seine, comme le souhaiterait la Crea, réduirait d'autant les voies de circulation pour les voitures.

Il faut "faire une place aux bus, aux piétons et aux vélos", justifie Yvon Robert, le maire socialiste de Rouen. "On ne peut plus avoir de telles autoroutes urbaines !"

Aubin Busalb